Slash: authenticité intergénérationnelle

Durant ces dernières décennies, des guitaristes de légende se sont fait connaître. On les appelle les guitar hero. Parmi eux, Slash, guitariste de prestige des Guns’n’roses ! L’homme au haut-de-forme sort ce mois-ci son quatrième album solo (le troisième avec Myles Kennedy & The Conspirators) intitulé « Living the dream ». Chronique !

Slash, c’est avant tout des riffs de légende comme « Sweet child o’mine » ou « Welcome to the jungle », de véritables hymnes de stade devenus cultes. Avec sa célèbre Gibson Les Paul, son haut-de-forme et ses lunettes de soleil, Saul Hudson de son vrai nom est un personnage à lui tout seul, une icône. Les attentes sont donc placées très hautes à chaque fois qu’un nouvel album voit le jour.

Emmenée par l’excellent Myles Kennedy (Alter Bridge) au chant, cette collaboration (si tant est qu’on puisse toujours en parler en ces termes) est un véritable tremblement de terre dans le monde du rock’n’roll. En effet, ces deux poids lourds de deux générations différentes font des miracles ensemble ou de leur côté. Seulement voilà, il existe un risque : se répéter ou s’essouffler… Pour ce « Living the dream », la production est splendide et signée Michael Elvis Baskette (déjà aux manettes pour l’album précédent de Slash). Le son est incroyable et on prend un plaisir énorme à écouter tout ce travail (« Serve the right » en est un exemple probant).

Mais qu’en est-il des compositions instrumentales ? Eh bien, nous avons indéniablement dans nos oreilles du Slash comme on l’aime. Nous sommes servis par des pull-off et autres hammers à gogo et des solos absolument bluffants et foudroyants mais on attend parfois le petit éclair de génie qui viendrait perfectionner l’album, le rendre « neuf ». Bien évidemment, les talents du guitariste ne sont plus à prouver et il peut se faire plaisir tant qu’il veut, ça reste un régal pour les oreilles ! Composer est d’ailleurs probablement devenu un jeu plus qu’un devoir pour Slash.

Et que dire de Myles Kennedy et des musiciens ? Beaucoup de bien ! Le chanteur d’Alter Bridge prouve que sa place est bien parmi les grands noms du hard rock avec cette voix si unique. A la basse, Todd Kerns délivre des lignes profondes et précises pendant que Brent Fitz, à la batterie, dégomme tout en véritable métronome vivant. Quand un pro s’entoure de pros.

Après avoir tourné financièrement avec les Guns, Slash signe donc un retour très plaisant avec « Living the dream ». Ce quatrième album solo est là pour rappeler qu’il est toujours dans la place avec ses doigts de fée et son toucher si typique. A l’heure où beaucoup s’interrogent sur la place du rock au XXIème siècle, voilà un album qui pourrait faire réfléchir les sceptiques. Sans se renouveler, Hudson montre qui est le patron.

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