L’ange Peter Gabriel à Anvers !

Alors qu’il égrène ses singles au gré des pleines lunes, Peter Gabriel était ce mardi 6 juin au Sportpaleis pour présenter son album i/o dont on ne connaît pas encore la date de sortie. On vous raconte cette soirée tout en couleurs et émotions !


Il est 20 heures tapantes, quand Peter Gabriel apparaît seul sur la scène pour lancer la soirée avec un petit speech sur le monde qui nous entoure. A la suite de cela, son fidèle bassiste Tony Levin (qui fêtait son anniversaire et a eu droit à sa célébration) le rejoindra afin de lancer une version acoustique de Washing of The Water avant que les autres membres du band ne les rejoignent au coin du feu. Eclairés par une énorme lune, ils poursuivront dans cette même configuration pour la sublime version de Growing Up et ses sonorités très arabisantes. On est déjà impressionnés par l’aisance et la musicalité de l’ensemble qui ne baissera à aucun moment, bien au contraire ! Comme pour sa tournée de 2013, Peter est accompagné par sept musiciens hors pair dont trois de ses plus fervents complices : Tony Levin à la basse et tout ce qui s’y rapporte, David Rhodes aux guitares et Manu Katché à la batterie. La moitié du concert sera consacrée à ce nouvel album dont les titres s’imbriquent parfaitement avec les classiques de Monsieur Gabriel comme la douceur du piano de Playing For Time, le groove de Road to Joy et les chaudes notes du violoncelle d’Ayanna Witter-Johnson sur l’émouvant And Still. Il raconte à chaque fois la signification et/ou l’œuvre qui sert de visuel pour emballer l’ensemble. Et quels visuels, c’est tout simplement splendide et ça complète parfaitement ce merveilleux tableau. Comme pour le concert de Roger Waters, le concert sera scindé en deux parties. On retiendra au cours de la première partie, la version bien énervée de Digging in The Dirt pour terminer sur l’indémodable et dansant Sledgehammer !

La deuxième partie commencera, une fois encore par un choc visuel où l’ancien leader de Genesis se positionnera derrière une paroi transparente et jouera d’ombres et de lumières pour Darkness en utilisant de temps à autres un crayon numérique. Cette partie sera évidemment plus classique en hits dont le Don’t Give Up et ses lignes de basse et la voix angélique d’Ayanna que l’on retrouvera plus tard lors des rappels sur les notes africaines d’In Your Eyes. Un public aux anges et debout pour le final à la fois festif sur les cuivres de Josh Shpak sur Big Time, joyeux sur Solsbury Hill et très émouvant quand toute la salle reprendra en chœur les paroles Oh Biko, Biko, because Biko en l’honneur du célèbre militant noir Sud-Africain Steve Biko. Sous la rythmique de Manu, les musiciens quitteront ensuite la scène l’un après l’autre en guise d’au revoir !


On manque de superlatifs pour décrire ce concert de Peter Gabriel et de ses musiciens mais quand on est capable de mettre aux premiers plans des émotions si différentes et si riches dans une grosse production, on peut le dire, c’est un coup de maître !

Photos (sauf couverture) : Guillaume Fonteyn

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