Souviens-toi l’été dernier…

Comme chaque été, les festival ont battu leur plein en Belgique et à l’étranger. Mais au-delà de ces péripéties festivalières, on a tendance à oublier ou laisser de côté les sorties musicales, aussi qualitatives soient-elles. Et croyez-nous, cet été 2023 fut d’une grande qualité, l’occasion pour notre équipe de vous faire un récap’ des sorties marquantes de ces dernières semaines.

  • The Teskey Brothers – The Winding Way : au début de l’été, le duo australien a sorti ce qu’on peut qualifier comme l’expérience parfaite pour savourer l’été et tous ses bonheurs. La voix de Josh Teskey nous donne toujours autant la chair de poule pendant que son frère, Sam, caresse les cordes de sa guitare pour nous emmener dans un voyage aux accents soul et blues. Parfait pour une soirée au soleil couchant !
  • Queens of the Stone Age – In Times New Roman : bien que les premiers extraits de ce nouvel album ne nous emballaient pas réellement, le reste de l’album de Josh Homme et sa bande est clairement de bonne facture. Une sorte de retour à l’essentiel de ce que QOTSA fait de mieux depuis bientôt trente ans. On dirait presque que cet album est sous-coté et qu’il aurait mérité de faire davantage de bruit ces dernières semaines.
  • Nothing But Thieves – Dead Club City : les Britanniques sortent ici leur album le plus produit de leur discographie. Trois ans après le merveilleux Moral Panic, cet album concept qui nous plonge dans le DCC est une suite plus qu’agréable à l’oreille. Entre sonorités rock et new wave, le groupe de l’Essex livre une nouvelle pépite aboutie et ambitieuse.
  • Greta van Fleet – Starcatcher : le quatuor américain revient encore en force avec un disque qui allie nostalgie et modernisme. Plus brut, plus blues mais moins facile à appréhender que le précédent, Starcatcher nous emporte facilement grâce à la voix toujours troublante de Josh Kiszka et les variations des cordes des guitares de son frère Jake comme sur Meeting The Master ou The Falling Sky !
  • Post Malone – Austin : le rappeur américain revient avec un album épatant de modernité oscillant entre le rap qui l’a fait connaître et ses influences rock plus que claires. Austin Richard Post signe ici un disque contenant des morceaux touchants, épatants ou encore entêtants comme Chemicals ou Something Real pour ne citer qu’eux.
  • Blur – The Ballad Of Darren : c’est un retour que l’on attendait depuis huit ans et, comme à chaque création de ce bon vieux Damon Albarn (aka l’homme qui ne dort jamais), l’essai est transformé avec grande classe. Il faut, malgré tout, prendre du temps pour absorber chaque couche de ce disque qui allie très souvent la douceur comme sur Russian Strings ou le brit rock sur The Rabbi. Mélancolique et élégant !
  • Sevendust – Truth Killer : bientôt 30 ans et 14 albums à son actif. Sevendust s’est installé durablement dans le paysage nu-metal américain et montre avec Truth Killer sa faculté à s’adapter au monde qui l’entoure. Une voix, celle de Lajon Whiterspoon, inspirée de la soul. Des riffs tantôt lourds, tantôt plus doux : à leur image, mais ancré dans le présent.
  • Skindred – Smile : pour ce qui est la fête, Skindred ne déçoit jamais. Ce mélange reggae-metal si particulier et si peu commun frappe très fort une fois de plus avec la sortie de Smile ce mois d’août. Le titre explosif Gimme that boom s’inscrit d’ores et déjà parmi les grands classiques du groupe, qu’on a pu redécouvrir (pour la 6ème fois) au Graspop en juin dernier.
  • The Hives – The Death of Randy Fitzsimmons : que dire si ce n’est qu’on commençait à ne plus croire à la sortie de cet album ? Il nous aura fallu attendre onze longues années pour voir ce disque arriver mais quoi qu’il en soit, l’attente en valait la peine ! Les Suédois sont de retour avec un album toujours aussi puissant qui ne manquera pas de nous faire du mal comme on l’aime en concert avec certaines pépites comme Bogus Operandi, The Bomb ou encore le surprenant What Did I Ever Do To You?
  • Asking Alexandria – Where Do We Go From Here : un opus plus heavy, aux screams bien sentis, comme une ôde aux fans de la première heure de ce groupe souvent décrié pour ses choix éditoriaux, oscillant entre rock et metalcore de manière parfois bancale. Un retour aux sources plutôt plaisant donc, qui nous fait oublier les écarts passés.
  • Polaris – Fatalism : le décès de Ryan Siew a définitivement façonné notre ressenti quant au dernier opus des Australiens de Polaris. Comme s’il avait été écrit pour lui, alors même qu’il était à la composition. Des paroles qui font sens pour ne citer que ces deux-là, et qui nous déchirent littéralement le cœur. Fatalism fait partie de ces albums qui suintent le vrai et qui nous coupent le sifflet. Littéralement.

Et toi, t'en as pensé quoi ?