Ce week-end avait lieu le Homecoming à Cincinnati lors duquel The National avait le rôle de curateur. Lors de leur premier concert, ils ont annoncé la sortie surprise de leur nouvel album Laugh Track ce lundi 18 septembre. Retour sur ce joli cadeau de rentrée.
On ne s’attendait pas à ce cadeau de la part du quintet malgré les deux morceaux sortis le mois dernier qui faisaient figure d’excellents one shot : Alphabet City et Space Invader. Mais rien de tout cela, car quand First Two Pages of Frankenstein évoquait une « réconciliation », ce Laugh Track est la concrétisation de cette confiance et le premier pas dans cette direction. Un disque qui a été enregistré lors de sessions impromptues dans le studio Flora Recording & Playback de Tucker Martine (R.E.M, Mudhoney …) avec l’aide de Tony Berg et John Leventhal, mari de Rosanne Cash (fille de Johnny) présente sur l’excellent morceau country et moderne Crumble !
On navigue toujours entre la mélancolie et la tristesse sur lesquelles la voix toujours caverneuse de Matt se pose plus tranquillement sur les mélodies des frères génies Dessner. Comme le souhaitait le groupe, on est heureux d’entendre la mise en avant des percussions de Bryan Devendorf comme à ses débuts. Pendant presque une heure, le nuage mélodique de The National nous émeut d’un côté, nous soigne de l’autre comme à chaque fois. Comme sur Two Pages of Frankenstein, Bon Iver revient sur la nouvelle version de Weird Goodbyes quand la voix angélique de Phoebe Bridgers apparait sur le morceau titre. En guise de clôture, on prend une magistrale claque pendant plus de sept minutes avec l’intense et poussiéreux Smoke Detector (qui va très certainement mettre tout le monde d’accord en live) !
Laugh Track n’est pas seulement la preuve de cette sérénité retrouvée mais la représentation de ce « nouveau » cycle. On retrouve un The National plus vif, plus aérien et plus intense qui sonne vraiment comme un départ dans une seconde vie !
