Hardcore généreux à Cologne

Dimanche 10 décembre, c’était la dernière date de la tournée « Diamond » de Stick To Your Guns. Un événement à ne pas rater, qui a répondu à toutes ses promesses, et même bien plus.

Il existe des groupes comme ceux-là qui parviennent à vous transpercer au moindre riff. Stick To Your Guns en fait partie : sur près de six concerts passés à leurs côtés, aucun ne s’est avéré décevant. Mais celui de ce dimanche 10 décembre a toutefois mis la barre très, très haute.

Le line-up de la soirée n’y était évidemment pas pour rien. On résume : une entrée en matière des plus calmes avec le punk rock gentillet de Koyo, succédé par le très court mais intense set de End It, ce surprenant mélange de hardcore et de grind aux multiples chansons de moins de 1min30… Et par la première sensation de ce concert : Get The Shot.

Le hardcore n’a pas vraiment vocation à faire pleurer, mais quand il le fait, c’est qu’il vous agrippe fermement là où ça fait mal. On ne parle pas de paroles larmoyantes ici, mais bien d’une succession de breaks plus intenses les uns que les autres, à vous faire sortir les tripes de votre abdomen. Le très efficace Blackened Sun achèvera de nous transporter, même si Bloodbather pour ne citer qu’elle, avait déjà largement fait le taff.

Au tempérament plus calme et mélodique, Stick To Your Guns a foulé les planches du Carlswerk Victoria avec une mission importante : celle de ne pas laisser retomber la pression. Et autant vous dire qu’ils ont réussi leur coup, avec les honneurs s’il vous plait. L’intégralité de l’album Diamonds nous a été offerte sur un plateau d’argent, embrasant la foule déjà bien plus qu’acquise à sa cause. Peu de temps mort, que de la bagarre, de la sueur et du hardcore, celui qu’on aime le plus et qui nous enivre à chaque breakdown. Stick To Your Guns ne tergiverse pas, il fait, c’est intense, c’est brut, ça fait mal, et c’en est presque trop court. Heureusement, les quelques titres supplémentaires tels que Married to The Noise ou Nobody ont permis au show de perdurer un peu avant de nous laisser seuls, satisfaits mais bien tristes que cela soit fini.

Et toi, t'en as pensé quoi ?