Le 16 février dernier, les locataires un peu barrés de Bristol plus connus sous le nom d’Idles ont sorti leur cinquième album : TANGK. Alors, toujours aussi sauvages ? Réponse dans cette chronique !
Les onze chansons ont été produites par le guitariste Mark Bowen, le producteur Kenny Beats mais aussi, et pour la première fois, avec Nigel Godrich, l’ange de Radiohead. Et on peut dire que la signature de ce dernier est bien présente avec l’utilisation de loops, de distorsions et de delays qui donnent une texture différente à celle bien connue d’Idles. Derrière ce nom étrange se cache une onomatopée créée par le groupe pour décrire le bruit des guitares mais qui s’est vite transformée pour décrire leurs visions de l’amour.
TANGK s’ouvre sur la très mélodique, presque néo-classique IDEA1 pour enchainer sur l’un des singles Gift Horses et POP POP POP aux accents plus lourds et dans leur style caractéristique. Mais clairement, le chanteur Joe Talbot semble plus posé sur des titres dont l’ambiance paraît plus lourde que brute à l’image de Grace par exemple. On y retrouve aussi une collaboration avec LCD Soundsystem avec ce Dancer très énervé. La construction de l’album ressemble à une montagne russe avec ses up and down d’émotions que ce soit avec le calme de A Gospel, le froid de Monolith ou l’avalanche Jungle. Au final, on ne sait pas toujours si la boule de feu présente sur la pochette est le début ou la fin de l’explosion !
TANGK est à la fois une expérimentation mais aussi une confirmation qu’Idles ne dort pas sur ses lauriers et veut surprendre. L’amour peut prendre différentes directions et celle prise par les Anglais est sacrément riche et demande un petit temps d’adaptation mais c’est sans doute cela, la sincérité !
