Après une tournée avec Bury Tomorrow et While She Sleeps, c’est finalement en headline que Polaris a refoulé nos terres ce 2 mars à Sint-Niklaas pour un show survolté qui se glisse d’ores et déjà en bonne position dans notre classement de l’année.
L’affiche avait tout pour nous faire saliver : trois support acts de qualité, et un headliner des grands soirs. On attendait beaucoup du retour de Polaris en Europe et on n’a décidément pas été déçus du voyage.
Les Japonais de Paledusk ont pourtant démarré la soirée sur une note qu’on jugera plutôt décevante. Une batterie trop présente et pas vraiment maîtrisée, un manque de rythme assez frustrant et une assemblée encore timide ne nous permettront pas de nous embarquer dans leur univers progressif aux accents japonisants. Un démarrage en douceur donc…
Silent Planet nous fera finalement oublier cette entrée en demi-teinte avec un metalcore certes classique mais profondément efficace. Actifs depuis 2009, c’est pourtant une totale découverte qui nous fera largement regretter notre ignorance. La chaleur commence à monter et les corps se délient ; il est temps de rentrer dans le match et d’apprécier le moment à sa juste valeur. Et c’est Thornhill qui donnera un violent coup d’accélérateur à cette atmosphère croissante. En quelques notes à peine, les Australiens feront preuve d’un professionnalisme à toute épreuve, digne d’un headline. On ne serait donc pas surpris de les retrouver en tête d’affiche d’ici quelques années : la formation existe depuis 2015 mais commence enfin à trouver la lumière tant méritée à force de travail et de riffs bien serrés. Entre rock alternatif et metalcore, la recette est délicieuse, moderne et, surtout, à contre-courant. Un régal qui nous mettra d’excellente humeur pour la suite.
Polaris n’a pas vraiment changé de tactique par rapport à son dernier passage : Harbinger amorcera la soirée et Nightmare embrasera la foule qui ne s’apaisera jamais. Peu de blabla, beaucoup de pogos, un mélange efficace qui nous fera littéralement grimper aux rideaux. C’est puissant, sans fausse note, et tout de même bordé d’émotions : les Sydnéens ont le sourire aux lèvres, et peut-être même qu’ils n’en croient pas leurs yeux ; en tout cas, sur scène comme dans la salle, l’euphorie est unanime. L’ambiance est vigoureuse, certes, mais surtout chaleureuse ; avec des titres comme Inhumane ou encore Overflow et The Remedy, le groupe a su frapper là où ça fait mal et offrir un show à la hauteur de nos (très grandes) attentes. Nul doute que Polaris aura marqué des points avec cette soirée haute en couleurs, digne des grandes soirées metalcore.
