The Clockworks a l’AB : cruise control

Ce jeudi 11 avril, l’Ancienne Belgique accueillait trois groupes venus de la nouvelle génération avec en guise de tête d’affiche les Irlandais de The Clockworks. Récit !

Mais avant cela, on a d’abord fait un petit passage par notre plat pays avec The Yummy Mouths en guise de premier amuse-bouche. Ce trio venu d’Herentals va livrer un set d’un rock décomplexé avec des sonorités très sombres. C’est l’heure du journal télévisé mais on est déjà bien bousculés. Ensuite, on traversera définitivement la mer d’Irlande avec la performance de The Rosecaps dans un style bien différent avec des mélodies plus folk. Leur énergie et leur jeunesse a fait le reste pour un set tout aussi généreux.

Après la traditionnelle pause, il est alors temps de découvrir The Clockworks. Après une entrée en matière très calme en quasi piano-voix sur Deaths and Entrances. Le groupe enchainera ensuite nous mettant dans des moods très variables avec notamment la très réussie Mayday Mayday mais on va très vite sentir que le groupe va prendre un rythme de croisière qui ne va pas totalement nous accrocher. C’est un peu stéréotypé et les membres du groupe semblent être chacun dans leurs bulles et c’est dommage car des chansons comme Car Song ou Modern City Living et son début en spoken word sont vraiment efficaces. Durant la première heure, il nous manquera ce petit truc qu’on appelle le caractère. C’est au moment où James McGregor, le chanteur, fera une petite virée dans la fosse que ses trois compères vont mettre les bouchées doubles et mettre un peu plus de vitalité sur l’instrumental de Blood On The Mind. Et cette excellente ambiance ne changera plus et pour notre plus grand plaisir avec l’enchainement final impeccable sur Endgame, The Future Is Not What It Was et Enough Is Never Enough.

Après septante-cinq minutes c’est déjà fini et même si on a passé une excellente soirée sur l’ensemble, on est ressorti avec un sentiment un peu partagé. Dommage car on est malgré tout convaincus qu’ils sont à suivre !

Et toi, t'en as pensé quoi ?