La comète King Gizzard & The Lizard Wizard à Forest

Les Australiens de King Gizzard & The Lizard Wizard étaient ce mercredi 15 mai à Forest National. Les auteurs de vingt-cinq albums en onze ans venaient lancer une tournée des arènes. Récit !

Mais avant d’embarquer dans l’univers fantasque du groupe, c’était à Grace Cummings de fouler la scène en premier. Mais il va être difficile d’apprécier sa prestation à sa juste valeur dû à un mixage très approximatif. Et c’est dommage car on découvre, malgré cela, une voix mi-puissante mi-velours avec des mélodies entre rock et americana. On ne comprend toujours pas comment il est possible de mettre un son aussi fort alors que cela ne semblait pas nécessaire. On a eu peur pour la suite !

Mais à l’arrivée des six membres de King Gizzard, on va être un peu plus rassurés à ce niveau-là même s’il y aura encore quelques imperfections. Ça reste Forest National ! Mais au-delà de ça, on savait que ces Aussies avaient quelque chose d’unique à nous proposer et on va pas être déçus car ils vont dès le début se lancer dans une version marathon de vingt minutes de Am I I Heaven ? avec ses accents très psychés mais toujours en donnant différentes strates musicales pour ne pas nous ennuyer. Et c’est clairement la force de ce groupe capable de mélanger du rock avec du jazz en passant par du blues ou même des sonorités plutôt métal comme Flamethrower tout en leur donnant, parfois, des nuances orientales (comme pouvait le faire Led Zep) sur Crumbling Castle. Le public ne tardera pas à se déchainer allant du lancer de gobelets aux circles pits qui se feront et déferont au fur et à mesure de ces changements de rythmes.

Tout est maitrisé à la perfection et on s’éclatera avec This Thing, une sorte de rockabilly survitaminé où ils glisseront même quelques notes de La Grange de ZZ Top mais toujours à leur sauce. Stu Mackenzie et Joey Walker aux guitares s’en donnent à cœur joie se transformant par moment en guitar hero dignes des plus grands groupes hard rock comme sur le titre qui porte très bien son nom : Hypertension. Il y aura peu de place à la douceur mis à part le blues très smooth de Work This Time avant de repartir sur les bases précédentes et finir, sans rappel, sur le bouillonnant Magma et l’entêtant Float Along – Fill Your Lungs. Le couvre-feu est là et on devra se faire à l’évidence qu’ils ne reviendront plus !

Douze chansons en deux heures, cela donne une idée de la solidité de cette performance donnée par des musiciens au sommet de leur art pour un public déchaîné. Ces Wizards ont jeté un sacré sort à Forest National !

Et toi, t'en as pensé quoi ?