Un Kraken qui mérite plus de vagues

Le samedi 25 mai, nous avions rendez-vous au Zik-Zak à Ittre pour une nouvelle édition du Kraken Festival. Un rendez-vous métal à la fois convivial et humain qui mérite davantage de visibilité.

La force d’un festival, c’est bien sûr sa capacité à rassembler les âmes dans une ambiance conviviale et animée. Le Kraken Festival du Zik-Zak n’a pas failli à cette règle immuable, loin de là. En proposant une affiche éclectique, entre métal symphonique, nu-metal, heavy ou encore groupes de covers, cet événement avait mis les petits plats dans les grands pour satisfaire le plus grand nombre. On regrettera peut-être un certain amateurisme (pas de timetable notamment, un point noir pour ceux qui souhaitaient voir un artiste en particulier), mais on appréciera surtout une ambiance humaine, détendue et divertissante.

Notre journée commencer d’ailleurs avec la team organisatrice : Allience plays Iron Maiden nous a transportés sans forcer dans l’univers des légendes du heavy metal avec une bonne dose de bonne humeur. Des chanteuse et musiciens que l’on pouvait ensuite retrouver derrière le bar, en échange d’une bière et de quelques mots entre passionnés.

O.D.C, les Parisiens déjà aperçus au Durbuy Rock le 10 mai dernier, ont fait monter la pression d’un cran avec un show davantage calibré devant, malheureusement, un public trop disparate. On retiendra en tout cas une bonne humeur communicative qui promet de belles choses pour l’avenir de cette formation alternative.

Epinikion nous convaincra encore davantage avec son metal symphonique ressemblant à s’y méprendre à celui d’Epica. Encore une fois, la foule ne sera pas à la hauteur de la qualité scénique mais qu’importe : les Néerlandais ont donné ce qu’ils pouvaient et l’ont fait avec les honneurs.

L’ambiance prendra enfin un nouveau tournant avec la montée de Thorium, groupe belgo-néerlandais de heavy metal traditionnel. Quelques erreurs scéniques et des sourires rayonnants animeront leur prestation qui a remporté un franc succès au sein du public.

La première véritable sensation de la journée, si l’on peut l’appeler ainsi, c’est bel et bien Chaoseum qu’elle viendra et qui remportera la palme. La tête d’affiche du jour nous vient tout droit de Suisse et c’est après quelques frayeurs liées au son que ce quintet s’illustrera sur scène, avec un professionnalisme évident. Une voix presque identique à celle de Jonathan Davis, des riffs lourds et des maquillages sanguinolents forgeront un show dantesque et généreux. Si la comparaison avec Korn est aisée, il faut tout de même admettre que Chaoseum sait y faire, et à sa manière. De quoi clôturer un festival sur une « high note », et conférer au Kraken une aura qu’il mérite amplement.

Et toi, t'en as pensé quoi ?