Wage War prêt pour la guerre

Avec Stigma, sorti le 21 juin, Wage War signe probablement son album le plus percutant depuis Manic. Intense et électrisant, retour sur un album pourtant très controversé parmi les auditeurs.

Il est rare de tomber directement en amour avec un album de metalcore. Parfois moyennes, souvent téléphonées, les sorties actuelles du genre sont souvent décriées pour leur manque d’originalité et d’expérimentation. Avec STIGMA, c’est tout l’inverse : il semblerait que Wage War ait décidé d’explorer les genres, et d’enfoncer le clou de leur mélange préféré, à savoir l’électronique et le metalcore pur et dur. Un son qui les caractérise et leur permet d’obtenir une place de choix sur la scène actuelle. Et chez Musically Yours, ça a très bien fonctionné : STIGMA est percutant, dansant et taillé pour le live. Mais surtout, STIGMA parvient à expérimenter sans perdre de vue les sons plus classiques qu’imposent le genre.

Des titres comme MAGNETIC, interlude un peu molasse s’il en est, seront malgré tout et sans aucun doute possible chantés à tue-tête pendant les concerts. D’autres, comme NAIL5 ou SELF SACRIFICE, marqueront durablement le groupe de leur aura intense et incisive. Des lyrics telles que « Nowhere to run, nowhere to hide
You made your choice, I cut the ties – Nulle part où courir, nulle part où se cacher ; tu as fait ton choix, je coupe les liens »
(SELF SACRIFICE) percutent, et sont balancées par des titres plus catchy, histoire de contenter un maximum de personnes. HELLBENT nous convaincra encore davantage, avec cette punchline déjà entendue du chef de While She Sleeps : « The enemy is the inner meL’ennemi est mon moi intérieur« . Certes, c’est parfois un peu facile, mais ça fonctionne et surtout, c’est bien dosé. Raison pour laquelle il est nous est difficile de comprendre les critiques parfois violentes de certains médias/fans, louant à toutes berzingues (et à juste titre) son prédécesseur Manic.

Ce dernier s’avère certes un grand cru du metalcore actuel. Mais il restera, il faut le dire, un pur produit de la scène, sans réelle prise de risque. Ce que STIGMA a quant à lui réussi à faire, et c’est peut-être là que le bât blesse…

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