Les Solidarités, jour 3 : love is around

Troisième et dernier jour de ce dixième anniversaire des Solidarités ce dimanche 25 août. Pour cette ultime journée, le festival misait sur une programmation davantage rock à Namur.

Après la pluie vient le beau temps, cet adage n’a jamais autant fait sens que ce dimanche sur le site d’Ecolys. Après la drache nationale de la veille, c’est un soleil très généreux qui accueillait les festivaliers pour clôturer ce week-end riche et varié. De belles surprises nous attendaient encore ce jour.

Tout commence par le concert de OK PANDA, groupe indie rock bruxellois qui a délivré un set hyper feel good sur la Place des Arts, l’idéal pour démarrer la journée et réveiller nos jambes encore engourdies des deux jours précédents. Venu défendre son EP Chasing Home sorti en février dernier, le groupe n’a pas eu à rougir face aux autres pointures à venir plus tard dans la journée. Il nous tarde de pouvoir les découvrir en salle prochainement !

Direction ensuite la scène P&V pour retrouver Talisco. Avec sa pop aérienne, presque contemplative, Jérôme Amandi a su imposer une ambiance détente sur la pelouse qui a survécu aux intempéries du samedi. Un beau et doux moment. Mais à peine le temps de se détendre que déjà nous revoilà Place des Arts prêts à en découdre avec Jain ! Revenue su le devant de la scène en 2023 après pratiquement cinq ans d’absence, la Toulousaine n’a rien perdu de sa superbe ni de son énergie communicative. Avec son univers world pop aux influences multiples, la chanteuse a conquis le coeur des Namurois avec des titres issus de son dernier album The Fool mais aussi avec ses tubes Come, Makeba ou encore Alright. Le temps de faire le tour des nombreux stands de nourriture que nous revoilà déjà sur la main stage pour un gros morceau de ces dix ans : Puggy ! Pour leur grand retour, c’était évident que le trio se retrouve à l’affiche de plusieurs festivals cet été. Toujours avec ce talent qu’on leur connaît, Matthew, Romain et Ziggy ont retourné les Solidarités avec un concert fondamentalement rock aux épices pop. Ziggy martyrise toujours autant ses fûts là où Matthew excelle à la guitare et au piano dans des solos redoutables. Efficace et endiablé, de quoi nous offrir une bien belle transition vers l’ovni de ce festival : Hellmutt Lotti Goes Metal. Parti d’un pari osé pour le Graspop 2023, Helmut Lotti, plus connu pour ses chants lyriques que pour son côté Bruce Dickinson, s’est lancé le défi de reprendre sur scène des standards du hard rock et du heavy metal à l’instar de Deep Purple, Iron Maiden, AC/DC et d’autres encore. Et le moins que l’on puisse, c’est que ça marche ! Avec une voix faite pour ce style de musique, le chanteur gantois a mis le feu à la scène P&V noire de monde pour l’occasion (au propre, comme au figuré). Pari réussi pour Helmut qui, non content d’avoir fait fermer un chapiteau au Graspop, fait salle comble partout où il passe.

C’est sur le coup de 22h que le grand final a eu lieu avec l’arrivée très attendue de Shaka Ponk. En plein dans leur The Last Fucked Up Tour, tournée d’adieu hélas, les Français vont délivrer un performance hors pair. Bien que nous nous attendions à une setlist davantage orientée best-of, les rockeurs ont fait la part belle à leur dernier album dans des mises en scène flamboyantes et interpellantes comme sur l’incroyable Tout le monde danse. Sam et Frah se seront également accordé leurs traditionnels bains de foule comme sur Circle Pit où Frah invite le public à faire un énorme… circle pit autour de lui ! Plus engagé que jamais, le groupe Shaka Ponk délivrera des messages forts sur la politique et l’écologie, mentionnant notamment l’emprisonnement injustifié de Paul Watson depuis juillet dernier. On ne pouvait rêver plus belle clôture que celle-ci.

Malgré les quelques couacs de mobilité le premier soir, les équipes des Solidarités ont mis les bouchées doubles le reste du week-end, prenant en compte les remarques de leur public et on ne peut que saluer ces initiatives. Au final, ce sont 60 000 personnes qui se seront pressées à Namur pour assister à un festival feel good et familial où petits et grands ont pu trouver leur compte. Juste une petite proposition : pourquoi ne pas inverser les deux scènes principales pour davantage d’espace et de visibilité durant les têtes d’affiche ? Vous avez deux heures. Enfin, deux semestres !

Et toi, t'en as pensé quoi ?