Un Lionheart court et intense

Le 1er novembre, Sonic Excess organisait un événement exclusif en lieu et place de l’ancien Muziekodroom d’Hasselt : un concert de courte durée, mais particulièrement efficace.

Le Muziekodroom renaît peu à peu de ses cendres depuis quelques semaines. Désormais appelée Bootstraat, du nom de la rue dans laquelle elle siège, la salle accueille de plus en plus de mini-concerts, comme au bon vieux du temps. Le 1er novembre, c’est donc Lionheart qui a refoulé les planches belges pour un concert exclusif, partie d’un « mini-run » de trois représentations, après Eindhoven et avant le Corefest de Stuttgart.

De ce concert, on en attendait beaucoup : une affiche alléchante avec les Flamands de Stab et la venue très attendue de E. Town Concrete, références du nu-metal américain qui ne se déplacent que très peu en Europe. C’est peu de choses de le dire, mais on sera finalement assez déçus de cette mise en bouche. La faute à un son médiocre pour les premiers, qui heureusement reprendra du gallon pour les seconds. Mais pas assez pour nous faire vibrer, et encore moins le public, qui n’était décidément présent que pour la tête d’affiche.

Et quelle tête d’affiche ! En 55 minutes seulement, Lionheart a réussi à mettre tout le monde d’accord en combinant classiques et nouveautés, avec en prime leur quasi traditionnelle reprise de Break Stuff de Limp Bizkit. C’est avec un sourire jusqu’aux oreilles que les Californiens ont retourné le Bootstraat, clôturant sur un LHHC brûlant. Ce fut court, certes, mais ce fut intense, et c’était à peu près ce qu’on attendait de cette soirée. On regrettera toutefois un son toujours bancal même pour les stars de la soirée, entre micro qui coupe et basses trop importantes par endroit. Un moindre mal pour une soirée hardcore des plus pures, agrémentée de quelques déguisements pour Halloween. Michael Myers dans le pit, faut dire qu’on n’a pas l’habitude…

Et toi, t'en as pensé quoi ?