Une virée nocturne avec AUCKLANE

Commencer 2025 par une bonne dose de rock noir-jaune-rouge, que demander de mieux ? Nous nous sommes plongés dans GOOD GIRL/BAD SEED, le premier album d’AUCKLANE à paraître ce 10 janvier.

Cela fait bientôt quatre ans maintenant que nous suivons l’aventure liégeoise d’AUCKLANE. Avec son rock assurément roots, Charlotte Maquet (la chanteuse guitariste qui se « cache » derrière ce projet) prend encore de l’ampleur en ce début d’année avec son tout premier album qui fait suite à son EP Nightfall sorti en 2022. Lors de notre rencontre avec Charlotte en mars dernier, elle nous confiait que ce premier LP allait être dans la continuité de cet EP mais force est de constater que le résultat va encore au-delà de ça.

GOOD GIRL/BAD SEED, c’est un rock pur jus sans fioriture, l’essence même d’un genre qui se suffit à lui-même avec une base solide : guitare (Charlotte et Sébastien Beaumont) – basse (Gilles Vermeyen) – batterie (Thibault Jungers)- voix. On y suit, au fil des onze titres, des histoires à la fois émouvantes, badass ou encore mélancoliques. Le départ sur Glowing Lights semble planter le décor du récit de tout l’album, ce moment où le soleil se lève au-dessus de l’eau, nous poussant en quelque sorte à faire le bilan d’une nuit bien agitée. C’est cette nuit qui sera racontée ensuite. On passe ainsi d’une sorte de date à la « je t’aime, moi non plus » sur Hard To Get à une volonté de se créer ses propres rêves malgré les obstacles sur Get Yourself a Dream, le tout en passant par des moments plus sombres comme sur Always The Same évoquant de terribles addictions où tout ce noir se répète, encore et encore.

Avec ces textes parfaitement ciselés, AUCKLANE se dévoile ici dans une sorte de boucle où la première chanson nous ramène à la dernière, elle aussi nous ramenant à la première (vous suivez ?) Et là où l’album se lance sur le constat de cette virée nocturne mouvementée qui s’annonce, il se referme sur Winter, une superbe déclaration d’amour sous forme de ballade accompagnée au violon par le talentueux Damien Chierici, musicien pour Dan San, Kowari ou encore OOOTOKO pour ne citer qu’eux.

Sur un article précédent, nous avions comparé l’univers d’AUCKLANE à celui d’autres grandes Dames du rock comme Joan Baez. Ici, il ne sera pas question de comparaison avec qui que ce soit parce que Charlotte s’affirme, avec GOOD GIRL/BAD SEED, dans un univers qui lui est propre telle la rockstar qu’elle mérite d’être. Ce premier album est un vrai shot d’énergie et d’émotions multiples qui prouve que le rock belge vit des heures dorées que nous sommes heureux de connaître.

Pic by Emilie Cronet

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