Papa Roach à Bruxelles : la nostalgie convenue

Ce 3 février, Forest National accueillait un groupe emblématique de la scène nu-métal : Papa Roach. Un concert rempli d’énergie mais quelque peu convenu.

Pour ouvrir la soirée, on pouvait compter sur une mise en jambes de taille avec Wage War. Figure montante de la scène métalcore, le groupe de Floride a déployé toute sa force de frappe dans un set bien intense comme il faut, distillant, entre ses déjà classiques Manic ou Circle The Drain, des morceaux de leur dernier album Stigma qui sont déjà redoutablement efficaces comme TOMBSTONE ou encore NAIL5. Bouillant.

C’est donc Papa Roach qui assurait la tête d’affiche ce soir dans l’arène bruxelloise. Infatigable, le groupe de Jacoby Shaddix, né durant l’âge d’or du nu-métal avec des groupes comme Limp Bizkit ou Linkin Park, tourne depuis maintenant plus de trente ans, enchaînant les tubes planétaires. Ce soir, ils étaient donc présents pour fêter les 25 ans de leur album Infest mais aussi pour ouvrir la soirée avec leur tout nouveau morceau Even If It Kills Me. Un titre sorti une semaine plus tôt et toujours aussi fort, probablement annonciateur d’un nouvel album cette année.

Si depuis plus de trente ans, Papa Roach est un tout grand groupe de scène avec une énergie débordante, des paroles fédératrices et des morceaux qui font mouche, quelque chose nous a particulièrement frappés ce soir à Bruxelles : c’est devenu hyper convenu. En 1h30, les Californiens ont aligné pas moins de 23 morceaux. Un concert à la chaîne entrecoupé de prises de parole très calculées de Jacoby où l’on sentait que chaque mot était répété au même moment chaque soir. Un manque cruel de spontanéité que l’on regrette tant les messages peuvent être forts, notamment sur le toujours très émouvant Leave A Light On (Talk Away The Dark).

Toutefois, au-delà de cet aspect trop calculé à notre goût, impossible de ne pas s’époumoner à coups de nostalgie sur les classiques Kill The Noise, Help, Scars ou, évidemment, Last Resort en fin de set pour mettre un point final à une soirée puissante musicalement mais un peu trop insipide humainement. Papa Roach continuera à faire du Papa Roach encore longtemps, « even if it kills them » et rien que pour l’énergie que l’on dépense à leurs concerts, on signe pour de longues années.

Et toi, t'en as pensé quoi ?