Un fantasque-tique Benjamin Clementine à l’Ancienne Belgique

Le lundi 7 avril, nous avons pris la direction de l’Ancienne Belgique pour assister à la venue de Benjamin Clementine, lui qui a sorti en février dernier Sir Introvert and the Featherweights. Une venue en guise d’au revoir (momentané ou non) à la musique. On vous raconte !

C’est le Texan Wallen Beaver qui lançait la soirée en mode guitare-voix. Une prestation assez classique mais agréable, avec quelques petites pépites.

On doit l’avouer, l’entrée en scène du grand Benjamin Clementine nous a un peu déroutés, car il a passé la majorité de la première chanson, Damn Abraham, dos au public, pour se terminer de façon très abrupte. Ce côté déroutant et perturbant n’a duré que quelques minutes car par la suite, nous avons été emportés dans un ouragan d’émotions particulières, grâce à sa personnalité et à ses quatre musiciens, qui vont à la fois superposer des sons blues, folk, mais avec beaucoup de tempo électronique. Pendant près de cent minutes, nous avons revisité une carrière impeccable avec des titres comme Delighted, le sublime Phantom of Aleppoville, tout en y intégrant certains morceaux de son dernier album. Les rappels se sont ouverts de manière magnifique au son du violoncelle électrique pour Adios. Le public a fait office de chœur sur I Won’t Complain, et Benjamin s’est essayé à une version française sur le couplet de Condolence. L’humour bon enfant était au rendez-vous, et ses talents d’acteur s’en sont ressentis. Benjamin et son groupe nous ont ensuite quittés sur Tempus Fugit.

Comme on aurait pu l’imaginer, Benjamin Clementine a partagé son univers avec une performance presque théâtrale, d’une force incroyable, et loin des standards habituels.

Et toi, t'en as pensé quoi ?