L’envol du BlueBird

Dans un petit village nommé « Evelette », situé dans la campagne namuroise, avait lieu les vendredi et samedi passés l’éclectique BlueBird Festival.

Pour les moins informés, le festival était divisé en deux jours: le premier comprenait une soirée aux couleurs des années 40’s-50’s avec le « Swing That Bird » invitant tous les fans de rockabilly à se déhancher sur la musique des orchestres et autres Dj Set Swing. « Ce fut un réel succès », mentionne l’un des organisateurs, « le public s’est prêté au jeu et a répondu à notre invitation en venant avec son meilleur costume rétro, une soirée très réussie qui a d’ailleurs affiché sold out ». Un voyage dans le temps qui incluait également des initiations à la danse Charleston et Lindy Hop et qui a accueilli, entre autres, Raphaël D’Agostino en duo et le groupe Slap DooWap. Avec cette soirée atypique, le festival clame déjà son unicité, mais les efforts de l’organisation ne se sont pas résumés à un coup de hanche sur la musique du King.

En effet, exemple flagrant, le sommet de la main stage arbore fièrement l’oiseau bleu du festival, l’une des nouveautés décoratives de cette septième édition. « Cette année, on s’est aussi pas mal concentré sur la décoration afin d’offrir un magnifique cadre bucolique aux festivaliers » assure l’organisation, et ça se remarque. Dans un recoin entre les deux scènes, un espace plus chill permet aux festivaliers de se relaxer entre deux concerts mais surtout d’admirer le « QG » du festival orné de la fresque de Pso Man. Par ailleurs, les oiseaux sont partout, du plafond du chapiteau de la scène Mjam à l’étiquette de la « BlueBeer », la bière du festival (testée et approuvée), ce qui, encore une fois, renforce l’identité du festival.

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Pic & mural by Pso Man

Mais parlons un peu musique… La soirée swing passée, l’éclectisme était au rendez-vous lors de la deuxième journée. Début d’après-midi rock avec notamment les jeunes de Silence Breakers, mais surtout de Karma Nova. Ce dernier groupe saura se faire entendre et réveillera les derniers campeurs pour les encourager à se rassembler sur le site. Trio explosif avec un émule de Jimi Hendrix à la guitare et un duo rythmique efficace et énergique, l’ambiance était déjà assurée.

Les concerts s’enchaînent parfaitement entre les deux scènes car côté Mjam, on bascule déjà vers le reggae avec Walk on the Moon qui y laissera une atmosphère assez conviviale. Ensuite, on se remet à découvert pour du rap, avec Roméo Elvis X Le Motel qui, proches du public, parviennent à faire bouger et chanter à la fois les amateurs et les moins friands du style.

Ce sera l’univers intriguant de In Lakesh qui ouvrira le début de soirée. Ces cinq multi-instrumentistes proposeront un set d’indie/folk original et varié, sans prétention. On retiendra essentiellement la recherche mélodique et la maîtrise instrumentale du quintette. L’ambiance se réchauffe et devient festive avec les très convoités de Fùgù Mango. Le composite pop/rock tropical à l’incroyable richesse rythmique de ce groupe ayant participé à de plus grands festivals comme les Ardentes ou Couleur Café se mariera aussi admirablement avec les champs d’Evelette, le public est désormais décidément transporté et conquis.

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On continue sur un air d’allégresse sous le chapiteau avec Uncle Waldo, suivi du rap de Caballero & JeanJass côté main stage. Néanmoins, ce sera après l’« Indie/math rock » de Mutiny on the Bounty que le festival prendra toute son ampleur. Car oui, et les organisateurs ne s’en cachent pas, le festival s’ouvre à tous les styles et donc à tout public mais sa genèse, le nid de l’oiseau, c’est le rock ! Après les déjantés de KermesZ à l’Est, place donc au rock plus dur des Liégeois de It It Anita. Show énergique, une vraie claque, qui se terminera avec un solo de batterie en plein milieu de la foule déchaînée. Finalement, celle-ci reprendra l’idée et envahira à son tour la scène principale lors du dernier concert, celui du talentueux duo de Dig It! dont l’électro-swing clôturera en beauté le festival sur une touche dansante.

En résumé, le BlueBird décolle pour sa septième édition et parvient à ravir tous les goûts avec un line-up à la fois diversifié et percutant. Bien que le site ne soit pas gigantesque, et l’emplacement peut-être pas des plus propices à un événement conséquent, le festival s’affirme et offre une affiche épatante dans un cadre très agréable. Étant facile d’accès avec, en plus, un parking et un camping gratuits, on ne voit pas ce qui nous retient. En espérant le voir prendre son envol vers des étendues encore plus vastes, vivement la prochaine édition !

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