De Staat au Ferrailleur: outrageusement bon!

Cette semaine, à Nantes, on avait le choix entre Massive Attack au Zenith ou De Staat au Ferrailleur. Ambiance grosse machine ou concert intimiste, on a fini par trancher.

La K Production a organisé cette événement au Ferrailleur qui ouvre le rideau sur les Parisiens de Grit qui pratiquent de la Dirt ‘N’ Pop, autrement dit un pop-rock groovy sympatoche. Formés en 2016, on sent leurs nombreuses influences qui vont des Red Hot à Placebo. Leur son est bien maîtrisé, assez éléctro avec une basse parfois très funk et un chant rappelant Brian Molko. Le tout est dansant et facile d’écoute, autrement dit on bouge son boule dans la fosse. Le groupe accompagne De Staat sur leurs quatre dates françaises de cet Outrageous Contageous Tour et assure une première partie aux petits oignons.

S’ensuit une très longue pause pour installer la prochaine scène, la salle semble trop petite pour autant de matos et on peut observer un nombre incroyable de rampes de lumières diverses et variées. C’est dans une atmosphère surexcitée qu’arrivent enfin les Néerlandais tant désirés. Ils montent sur scène en passant par le public ( trop de lumières, on vous dit ) et commencent à jouer leur rock alternatif syncopé. la scène prend l’ambiance épurée des clips du groupe, avec des jeux de lumières fous, calés au millimètre près sur la musique. L’effet est à tomber par terre, on reste scotché. Tim van Delft est monstrueux derrière ses fûts et Torre Florim est charismatique et magistral comme à son habitude. Ce dernier parle plusieurs fois dans un français dénué d’accent, ce qui fait extrêmement plaisir au public et Rocco Hueting va même chanter dans la langue de Molière.

Musicalement, ce style froid et purifié déborde de bonnes vibrations et de générosité. Le groupe sait adapter ses titres pour ses performances live et offre un ressenti totalement différent des versions studio, tout est simplifié mais complètement décuplé. On passe par toutes les émotions et sans grande surprise, leur set est maîtrisé du début à la fin. Sur Pikachu, Torre et Rocco font un duo dansant et poilant tout particulier, un spectacle à lui tout seul. Phoenix, étant une chanson lente, pose (grâce aux lumières entre autre), une ambiance puissante et pleine d’émotions qui met en évidence la sensibilité du front man. Witch doctor s’enchaîne parfaitement dans la setlist et va chauffer à blanc la salle déjà bouillante. Kitty Kitty (oui parce qu’il y a une vie après Witch Doctor) est hypnotisante et dégage des envies barbares de révolte. Pas de place pour les circle pit ou Braveheart traditionnels mais ça pogotte sévère et les godets de bière sont jetés en l’air dans la furie du moment.

Après toutes ces joyeusetés, les 150 chanceux présents ont pu discuter avec ce groupe hyper accessible au merch du bar. Les habitués au rap et au métal du Ferrailleur ont pu  assister à la première fois de De Staat à Nantes et c’était outrageusement bon!

vidéo par Delphine Rousset

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