Ce 2 juin 2023, Rancid, les vétérans du punk rock, revenaient sur le devant de la scène avec leur nouvel album, Tomorrow Never Comes. Un dixième opus peu surprenant mais particulièrement cohérent.
Rares sont les groupes qui parviennent à asseoir leur réputation sur un genre sans jamais s’en défaire. La course à la modernité et la sempiternelle injonction à évoluer qui l’accompagnent semble pourtant ne pas formaliser le quatuor américain Rancid. Avec Tomorrow Never Comes, les Américains nous embarquent à nouveau dans leur univers, bercé d’une énergie et d’une rage débordantes. Un punk aux résonances les plus pures, au message engagé et aux riffs entraînants. C’est finalement ce qu’on attend des vétérans du punk rock, dont l’amitié et la cohésion se laissent parfaitement ressentir de bout en bout.
On retrouvera des sonorités celtiques (Devil in Disguise) et des soupçons de hardcore (Tomorrow Never Comes), mais on retrouvera surtout du Rancid, bien assis et toujours aussi percutant. Avec des titres de moins de deux minutes sur l’ensemble de l’album, il fallait frapper fort et vite. Et là-dessus, Rancid excelle. Empreint de critique de la société actuelle, sans fioritures, « straight to the point » et chantant, Tomorrow Never Comes représente ce que le groupe sait faire de mieux et prouve qu’il n’est pas nécessaire de réinventer la roue pour convaincre.
« Get to the show, do what we know » (« Aller au concert, faire ce qu’on sait« ) , balancent-ils avant d’affirmer : « We’re gonna live forever » (« On va vivre pour toujours« ) dans le très dansant Live Forever. On ne pourra pas mieux résumer cet opus et a fortiori la carrière de Rancid que de cette manière. Il va encore falloir composer un moment avec les Californiens, qui, 30 ans en arrière comme aujourd’hui, maintiennent une place de choix au punk rock sur l’échiquier des musiques alternatives.
