Pour leur première date bruxelloise en tête d’affiche, les Last Train ont choisi d’investir l’Orangerie du Botanique ce 1er mars. Une soirée qui a marqué nos esprits au fer rouge.
Pour lancer la soirée, on retrouvait les Liégeois d’AUCKLANE, emmenés par la charismatique Charlotte Maquet au chant et à la guitare. En pleine tournée pour défendre l’album GOOD GIRL/BAD SEED sorti en janvier dernier et pour lequel nous avions rencontré la tête pensante du groupe, les quatre musiciens ont pu profiter d’une salle déjà bien remplie pour proposer un (trop court) set bien punch comme il le fallait. Si AUCKLANE regorge de musiciens chevronnés, force est de constater qu’ils continuent à prendre tous en aisance scénique mais aussi en puissance au fil du temps. On ne le dira jamais aussi, mais le rock belge n’est pas mort !
Si cette première partie nous a déjà bien mis en jambes, ce n’était pourtant rien face à ce qui nous attendait avec Last Train… Venus tout droit d’Alsace, les quatre rockeurs nous ont donné une véritable leçon de rock brut. En rentrant sur Home, le groupe met d’emblée tout le monde d’accord avec ce titre qui monte constamment en puissance. Et de puissance, il en sera question pour les cent minutes à venir. Vous avez déjà eu cette impression d’assister à un moment qui marquera le parcours d’un artiste et qui restera à jamais ancré dans votre esprit ? Eh bien c’est exactement ce que nous a servi Last Train ce samedi soir. Entre dEUS et les Smashing Pumpkins, le quartet alsacien nous a offert une performance rageuse et ravageuse avec l’humilité en maître mot. Sur scène, Jean-Noël (chant/guitare), accompagné par Julien (guitare), Antoine (batterie) et Timothée (basse), brandit souvent le poing comme pour rallier le public à sa cause et ce dernier lui rendra bien. C’est brut de décoffrage, puissant, du rock pur jus avec ce côté éraillé dans la voix qui sonne hyper roots et visuellement, ça claque tout en restant sobre.
Sur les cent minutes du set, les Last Train ne joueront « que » treize morceaux mais en en proposant des versions « extended » épatantes. Mention particulière pour le gigantesque This Is Me Trying issu de leur dernier album III sorti fin janvier et qui risque de s’imposer rapidement comme un incontournable sur les futures setlists du groupe. Et que dire également du final dantesque sur The Big Picture et ses 10min30 ? Une leçon.
Si AUCKLANE nous a prouvé que le rock belge n’était pas mort ce soir à Bruxelles, Last Train a placé le rock français sur un trône en fer forgé au centre du monde, assurant ainsi son futur au poing levé. C’est très ému et après de multiples accolades que les mecs ont finalement quitté la scène de l’Orangerie sous une ovation riche et amplement méritée. Historique.
