Interview: Nicola Testa

Dans « No more rainbows », il y a un renouveau des synthés dance qui rappelle un côté eighties. Pourquoi ce retour à quelque chose de vintage qui redevient toutefois à la mode ?

Je n’ai pas trop la réponse, je pense que dans mon cas ça vient surtout de mes influences et de la musique avec laquelle j’ai grandi. Ce n’est pas quelque chose que j’ai décidé, ça s’est plutôt imposé à moi, c’était très instinctif. Je ne me suis pas dit « Tiens je vais faire un album avec des sonorités années 80 », je pense que c’est ce que j’avais envie de développer à ce moment-là. C’est un peu malgré moi !

A la fois dansant et ensuite plus calme, comment as-tu créé l’ambiance de l’album ? Quelles ont été tes influences et/ou tes références lors de la composition ?

Le disque s’est fait sur une période assez longue ; l’enregistrement s’est étalé sur un an et demi, presque deux ans et l’écriture s’est déroulée durant cette période où j’allais en studio, je faisais quelques titres, je retournais chez moi, je faisais d’autres titres, je retournais en studio… donc c’était une longue période ! Parfois on écrit des albums d’un coup et là c’était un peu plic-ploc. Les influences étaient vraiment variées, ça part de livres, de ma vie ou de celle de proches, d’histoire que j’invente parfois aussi, des tableaux, de films… donc ça part de beaucoup de choses. Des fois on a une idée de chanson et une fois qu’on l’a on doit travailler dessus, se lever le matin et se dire qu’on va écrire une histoire. J’ai essayé de suivre un maximum mes envies.

Les textes sont souvent très forts dans cet album comme dans « Lost & found ». D’où tires-tu cette inspiration ? Est-ce qu’il s’agit de textes vraiment personnels ou plutôt issus de rencontres voire de ton imagination ?

« Lost & found » c’est vraiment un texte qui pourrait avoir quelque chose de personnel mais qui ne l’était pas quand je l’ai écrit. J’avais envie de parler de la rencontre amoureuse mais je n’étais pas dans cette état-là à ce moment-là donc j’ai dû inventer cet état et c’était plutôt chouette de travailler sur comment raconter ça. Ce n’était pas facile à écrire mais c’est un des textes dont je suis vraiment content sur l’album ! Après, il y a des choses plus cryptiques, plus directes ; un texte comme « The letter » par exemple a été écrit en quelques heures et ça a été très immédiat, je n’ai pas eu besoin de repasser beaucoup dessus ensuite. Après, ça dépend vraiment d’une chanson à l’autre puisqu’il y a des choses inspirées de nos vies, d’autres moins. Une chanson ça n’a pas vraiment de règle puisque ça peut prendre deux heures à écrire comme deux mois.

Quand tu réalises des clips comme justement encore « Lost & found », est-ce que tu as le clip en tête avant la chanson ou l’inverse ?

Des fois il y a des idées qui viennent quand j’écris mais je n’ai jamais concrétisé le clip que j’avais en tête au moment de la chanson. Pour « Lost & found », on a travaillé sur beaucoup d’idées et finalement on est arrivés à ce résultat. C’était un gros projet et je suis content aussi du résultat.

Beaucoup ont vu en « Rainbow » un titre avec une symbolique importante pour la communauté gay, même LGBT en général. On pourrait presque parler d’icône gay ! Qu’est-ce que tu pourrais répondre à cela ?

Tant mieux si les gens voient ça mais ce n’était pas ça « Rainbows », c’est un peu réducteur sans être péjoratif. Ça peut être plus que ça, ça parle de notre fragilité et vulnérabilité en tant qu’êtres humains plus que la communauté gay mais je suis content si les gens s’approprient la chanson et l’interprètent, c’est vrai que ça peut en parler ou de quelqu’un en difficulté dans sa vie, qui a des doutes… Je pense que ça parle de moments où on est down et le clip c’est un peu ça, on essaye de faire des choses alors qu’on nous en empêche alors qu’on a du mal mais on continue à les faire. C’était ça l’idée de base de la chanson mais moi je suis ravi de voir que les gens s’approprient la chanson surtout qu’après les titres ne nous appartiennent plus donc tant mieux s’ils voient ça comme ça !

La communauté LGBT a été très touchée cette année notamment avec la tuerie en Amérique. Comment est-ce que cela s’est ressenti de ton côté et même dans la musique en général ?

Le disque était déjà fait mais je me souviens qu’au moment de l’enregistrement il y avait déjà les histoires de mariage pour tous en France. C’est vrai que ça me touche mais je ne fais de politique même si tout l’est finalement. Ce sont des choses qui me touchent mais je n’ai pas envie de les revendiquer de manière claire et précise. Je pourrais en parler mais je ne le revendiquerais pas, c’est un sujet parmi d’autres donc je n’en ferais pas mon fonds de commerce.

Tu as déjà des nouveaux projets pour après la tournée, des nouvelles chansons … ?

Oui je suis en train d’écrire, ça prend du temps ! L’album sort en France en novembre donc il va y avoir des choses de ce côté-là ! Je vais retravailler pour le théâtre, on va partir en Corse pour le Fly Away Festival, des collaborations se préparent… Donc il y a pas mal de projets sur le feu et j’ai très envie d’écrire un nouveau disque.

 

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