Green Day: still winning

A l’approche des élections américaines, qui d’autre que Green Day pouvait choisir cette période pour faire son retour sur la scène musicale ? Difficile à dire… En tout cas, le groupe est de retour avec son nouvel album « Revolution Radio ». Chronique !

Après la trilogie « Uno, Dos, Tré » en 2012 et son succès mitigé auprès des fans, les Américains sont donc très attendus en cette fin 2016 mais force était de constater que les trois gaillards ont bossé lorsqu’ils ont sorti le premier single « Bang bang ». Gros power chords furieux en intro, rythme effréné mais surtout un texte qui n’est pas sans rappeler « American Idiot » et où Billie Joe Armstrong semble faire allusion aux tueries dans les écoles, à ce besoin de violence en échange d’une reconnaissance (« you’re dead, I’m well fed »). Ce titre dégage également un besoin de révolte que beaucoup ont en eux dernièrement. Cette pulsion se retrouve davantage dans le deuxième single « Revolution radio » et sa « rebel’s lullaby » au riff sous speed.

Au niveau de la construction des chansons, il y a une sorte de gimick qui revient sur plusieurs morceaux comme « Somewhere now » ou « Say goodbye » : un début qui sonne comme dans un mégaphone avant que la batterie de Tré Cool n’entre en jeu et que le son ne débarque dans toute sa puissance.

Bien sûr, certains morceaux sont toujours taillés pour rester en tête avec leur refrain comme « Young blood » et d’autres font ressortir de petites influences avec, par exemple, « Too dumb to die » qui fait penser à « My generation » des Who quand Armstrong bute sur la fin du refrain. Et enfin, quelques pistes sont plus douces et touchantes à l’image de « Still breathing » et « Ordinary world » (titre tiré de la bande originale du film du même nom avec le chanteur dans le rôle principal).

Alors que certains redoutaient le retour de Billie, Tré et Mike, cette appréhension est à oublier ! Après un passage à vide il y a maintenant quatre ans, le groupe a su se remettre en selle et créer quelque chose à l’image de ce qu’il a su proposer avec « American Idiot » ou « 21st century breakdown » : révolté et puissant. Tout comme le punk, Green Day’s not dead !

 

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