AFI: hidden resources

Dans la catégorie groupes qui durent encore après une période-clé, accueillons AFI ! La formation a surtout pris de l’ampleur durant la mouvance émo avec des groupes comme Paramore, The Rasmus ou My Chemical Romance et a continué à tracer sa route tout en évoluant avec son temps. Leur dixièmealbum, simplement intitulé « AFI (the blood album)» sort en ce début d’année. Chronique !

Ce n’est donc pas toujours évident de se détacher d’une image qui nous colle à la peau lorsque celle-ci est ancrée dans la pensée commune mais avec AFI, on se retrouve face à un groupe qui, tout en gardant une certaine cohérence stylistique, a su rester indémodable tout en avançant dans le temps. Il faut dire que ça fait déjà 26 ans que les Californiens tournent ! Dès les premières notes de « Dark Snow », ce qui retient l’attention c’est le riff de gratte de Jade Puget et la rythmique imposée par Adam Carson derrière les fûts. On peut directement comprendre qu’on aura droit à un concentré rock et millimétré. Et justement, c’est là que se pose peut-être le problème de cet album : il y a un manque d’audace dans les compositions qui se fait ressentir. En effet, malgré les différentes constructions on a une rythmique récurrente qui donne l’impression que tout a été créé selon un seul et même beat.

Au niveau des cordes, il y a également une sorte de recette préfabriquée dans la rythmique que viennent toutefois combler les compos solos puisque elles permettent de faire toute la différence entre les power chords servis encore et encore. C’est donc le chant de Davey Havok qui ressort le plus ; cette voix grave presque plaintive par moments voire essoufflée sur les couplets de « Above that bridge » avant de reprendre de la force, c’est inévitablement le ciment du groupe. Un gros travail sur les chœurs et les petites phrases entêtantes (« Aurelia ») a aussi été effectué pour ce disque.

En conclusion, AFI sort ici un bon album entre alt-rock et emocore mais peine à sortir des sentiers battus au niveau des compositions instrumentales malgré une prestation vocale au top. De quoi passer un bon moment pour se défouler et pour revenir quelques années en arrière pour les éternels ados des années 2000.

 

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