Mike Shinoda: les seize étapes du deuil

Le mois prochain, une année entière se sera déjà écoulée depuis la disparition tragique de Chester Bennington, chanteur emblématique de Linkin Park. Alors que l’avenir du groupe est encore incertain, le bras droit de Chester, Mike Shinoda, sort son premier album solo, « Post traumatic » en guise de pansement. Chronique !

La perte d’un proche est une épreuve toujours très douloureuse pour la plupart d’entre nous. Pour surmonter cette étape, nombreuses sont les façons de faire son deuil et Shinoda a décidé d’en faire un album émouvant voire déchirant sur certains morceaux ; déjà sur « Place to start », titre d’ouverture, on peut entendre une série de messages vocaux destinés à Shinoda pour le soutenir dans sa détresse. En seize chansons, le membre hyperactif de Linkin Park met sa pudeur de côté pour un deuil qui semblait impossible. Chaque morceau de ce premier opus est une sorte de réflexion sur l’après Chester, comme si un titre était équivalent à une sorte d’étape du deuil et c’est dans ces mots que l’on comprend tout l’amour qui régnait entre les deux hommes.

Musicalement, on ne sait pas trop si c’est nécessaire d’évoquer le sujet tant « Post Traumatic » est un album dont la force vient avant tout du texte mais pour ne pas faire les choses à moitié, parlons-en ! Pas de réelle surprise de la part du chanteur-musicien, on est réellement face à un mélange hip-hop/électro teinté par moments de rock, cette recette qui a régulièrement fait la force de LP durant ses grandes heures.

Précisons également que sur ce premier effort, Mike n’est pas seul puisqu’il est entouré de plusieurs artistes sur différents morceaux comme Blackbear, K.FLAY ou encore Grandson pour donner plus de voix à cet ensemble sensible et touchant.

Pour tous les fans de Linkin Park qui ont encore du mal à se remettre de la disparition de Chester, cet album panse certaines plaies et permet, non pas de tourner la page, mais d’entamer un nouveau chapitre emmené par ce « Post traumatic » signé Mike Shinoda. Ce dernier prouve avec « aisance » que les blessures les plus douloureuses peuvent se soigner par la musique.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s