Nine Inch Nails: réflexiologie industrielle

Dans la catégorie des groupes qu’on entend trop peu mais qu’on attend toujours aussi impatiemment, on retrouve Nine Inch Nails et devinez quoi? Ils reviennent enfin avec un nouvel album intitulé « Bad witch ». Chronique !

Nine Inch Nails, c’est l’archétype même du métal industriel. Avec ses sonorités aux allures d’électro hyper saturée et la voix rageuse de Trent Reznor, on est clairement dans du lourd sur la forme. C’est d’ailleurs ainsi qu’au fil des années, NIN a su s’imposer comme un groupe phare du style voire comme une figure de proue. Après l’incroyable EP « Add violence » sorti en été dernier, on attendait donc avec beaucoup d’impatience que suive le neuvième album du groupe et si vous voulez tout savoir, on n’a pas été déçus par ce retour tonitruant !

Dès « Shit mirror », on commence l’écoute avec du lourd ! Reznor crie dans son micro saturé et les musiciens envoient la sauce dès la première seconde jusqu’à la coupe brutale du morceau qui le rend encore plus fou pour glisser ensuite vers les (seulement) cinq morceaux suivants. Chaque morceau est guidé par la voix du chanteur charismatique qui ne cesse de jouer avec les effets de son micro pour donner une sorte de côté mystique à sa façon de chanter ses textes comme il le fait dans « Ahead of ourselves ».

On retrouve aussi sur cet album des titres instrumentaux comme sait si bien le faire NIN. Toutes ces sonorités grasses, saturées, ces distos, ces synthés se mélangeant pour ne former qu’une seule et même chanson font partie intégrante de l’étiquette Nine Inch Nails. Il y a toujours une forme de rage qui découle de l’œuvre du groupe de Cleveland et lorsqu’ils rajoutent un saxophone sur « Play the goddamned part » qui précède « God breakdown the door », on finit complètement essoufflé et anxieux de cette suite rythmique incroyable. Il s’agit véritablement d’un album qui met les nerfs et l’endurance à rude épreuve tant il faut se concentrer pour suivre cette cadence infernale avant de plonger dans l’incroyable « I’m not from this world ».

Malgré un album très court (30 minutes pour six chansons), Trent Reznor et Nine Inch Nails font un retour magistral avec « Bad witch ». Le chanteur/musicien montre qu’il en a encore sous le coude et sous les cordes vocales après trente ans de carrière et même si la formation attend assez longtemps entre chaque retour, si la qualité est au rendez-vous, alors on veut bien attendre encore plusieurs années avant de voir à nouveau les Américains sur l’avant de la scène.

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