Kyo à Forest : avalanche de tubes

Sur la scène musicale française, le groupe Kyo n’est plus à présenter. Après une très longue absence et deux albums qui ont marqué leur retour, les quatre garçons (désormais six sur scène) ont offert samedi dernier sur la scène de Forest National un florilège de leurs plus grands tubes. Résumé !

Il pleut des cordes au dehors, et Forest National se remplit toujours, lentement mais sûrement, lorsque les lumières s’éteignent une première fois. Il est 20 heures, et les Bruxellois de Beautiful Badness montent sur scène. Pendant une petite demi-heure, le groupe enchaînera les titres dans une ambiance tiède. On retiendra particulièrement la voix puissante du chanteur, ainsi qu’une reprise planante du titre I’ll Be There For You de The Rembrandts, sur un tempo tellement ralenti qu’il en était presque impossible de taper des mains en référence au générique de la série F.R.I.E.N.D.S – même si certains ont essayé, décrochant un sourire des musiciens. Le set séduit, et lorsque les dernières notes se font entendre, c’est sous une salve d’applaudissements que Beautiful Badness laissent la place au clou de la soirée.

Il faut bien le dire : Kyo, depuis ses premiers succès au début des années 2000, a la réputation d’attirer un public bien spécifique, connu pour ses cris stridents et les nombreux malaises de jeunes filles aux premiers rangs. Pourtant, ce soir comme depuis leur retour en 2014, il n’en est rien. Dans le public hétéroclite, des jeunes comme des moins jeunes, des hommes comme des femmes. Kyo rassemble, dans une atmosphère propice à la nostalgie mais aussi au renouveau, à l’image de la setlist : les vieux tubes du groupe (Le Chemin, Je Cours, Sarah) s’intercalent parmi les nouveautés comme White Trash, Prends Les Coups ou encore le très dansant Ton Mec.

A mi-chemin du concert, le groupe offre à son public un interlude plus posé lorsque Florian Dubos, guitariste, passe derrière le micro. De sa voix suave, il enchante le public sur deux titres, L’Assaut des Regards et Plus Que Mes Doutes, avant de retrouver son acolyte Benoit Poher sur le refrain percutant de Kyosphère. C’est alors de nouveau une pluie de tubes qui s’abat sur Forest, avec notamment Dernière Danse et Je Saigne Encore, et si la formation n’est pas au complet ce soir (le batteur Fabien a laissé la place à Jocelyn Moze, ex-Vegastar), elle est pourtant en symbiose et le plaisir évident des musiciens envahit la foule, qui reprend en chœur les paroles.

Le groupe se laisse finalement désirer, un long rappel pendant lequel le public belge se montre à la hauteur de sa réputation, pour revenir en force avec quatre titres qui finiront le show sur une note pleine d’énergie. Lorsque les lumières se rallument, les sourires en disent long : Kyo a mûri et le groupe a offert ce soir le meilleur de lui-même à un public qui a grandi avec lui… et qui ne s’en lasse pas.

Pic by Sonia Chapelle
Pic by Sonia Chapelle

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