Le nouveau courrier de -M-

Il était temps pour Mathieu Chedid de ressortir -M- du placard. Voici venu Lettre infinie. Chronique !

Sept ans qu’on attendait le retour de ce personnage haut en couleurs qui avait vu le jour en 1997. Même si Îl, le précédent disque, avait vu naître des titres comme Mojo ou Baïa, il n’était pas pour autant un album marquant dans la discographie de Chedid comme l’ont pu être Je dis aime ou encore Qui de nous deux ?, l’album de la révélation. On attendait donc un retour en force de la part du chanteur toujours omniprésent sur la scène française d’une manière ou d’une autre.

Pour cet album, -M- a travaillé dur pour servir un produit de qualité et ça se ressent. L’artiste a bossé d’arrache-pied tellement le résultat est propre et ça se ressent tant musicalement que textuellement. On retrouve vraiment ces mots qui touchent, cette poésie qui n’appartient qu’à lui remplie de doubles sens et que l’on décortique encore et encore. Prenez les titres des chansons, ils dégagent déjà toute la musique avant qu’une seule note ne soit sortie (Si près si…, Superchérie, Lettre infinie…) L’amour, l’écologie, la paternité sont autant de sujets traités tout au long de ces 43 minutes de plaisir.

La transmission du gène de la musique dans la famille Chedid n’était plus une surprise pour personne et ça se confirme une fois encore puisque Billie, la fille de Mathieu, est présente sur huit des treize pistes de cette Lettre Infinie avec une voix qui n’est pas sans rappeler une des chanteuses des LEJ (ne nous demandez pas laquelle). Le chanteur lui dédie d’ailleurs le titre Billie qui clôture ce nouvel opus. Ce n’est cependant pas la seule invitée de ce disque puisque -M- s’est, en plus de sa fille, entouré e Brigitte Fontaine sur le titre L’alchimiste et de Thomas Bangalter, la moitié des Daft Punk, sur Superchérie. Pardonnez le peu.

Tantôt funk, tantôt rock, tantôt acoustique, cette Lettre infinie est le courrier qu’on souhaite tous recevoir en ces jours bien sombres. Mathieu Chedid a pris le temps avant de faire renaître -M-, c’est certain, mais il a su trouver les mots justes pour donner vie à des émotions aussi douces ou fortes soient-elles. Un album qui se déguste avec délicatesse et sans modération.

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