Habemus Cardinal Copia

Heureux les invités au concert de Ghost, hier soir à la Lotto Arena d’Anvers. Si on ne les présente plus, les Suédois, emmenés par le très charismatique Tobias Forge, ne cessent de nous éblouir. Retour sur un concert de 2h30 intense et parfaitement orchestré.

Crédits: PL

Inclassable. Le phénomène Ghost repassait par la Belgique ce mercredi pour sa tournée A Pale Tour Named Death. Dénomination très dark pour un groupe à l’univers atypique et purement original. Papa Emeritus est mort, Vive le Cardinal !

Avec Prequelle, le Cardinal Copia remplace Papa Emeritus III et nous entraîne au cœur des heures sombres du Moyen-Âge, entre peste noire et autres fléaux. Ouvert sur le très horrifique Ashes, le concert démarre et la foule s’arrête de respirer. Le charisme de Tobias Forge  et de ses Nameless Ghouls nous transperce au moment d’entrer sur scène et l’effet Ghost fait mouche. La communion sataniste se met en place. La salle est comble et les adeptes traversent les âges. Le show est imparable. Millimétré. Grandiose. Le Cardinal Copia préside la messe avec une prestance à couper le souffle. Sa démarche « l’immensifie » (et il lui fallait bien ça) et nous réduit aux membres de sa secte.

Mais ses Ghouls ne sont pas en reste. Outre le personnage grandiloquent qu’incarne Tobias Forge, ses co-membres et leurs masques de fer s’élèvent. Musicalement, tout est parfait. Malgré leur prestance et leur détachement, on les sent proches de nous. On rentre dans leur jeu, et on s’y prend rapidement. Si l’on reprochait un côté trop hard-rock au projet avec Meliora, le heavy-metal reprend ses droits et les nuques se brisent. Les chœurs résonnent sur les tubes Rats, Life Eternal et surtout Dance Macabre. Le projet de Forge a une histoire à raconter. Il est intelligent et bien orchestré. Copia fascine par sa malsanité couplée à son charme. Ses paroles se boivent comme le vin de la sacristie. Bien qu’il parle un peu trop ; sur un concert de 2h30, vingt-cinq minutes ont été nécessaires pour présenter ses collègues… Qui pourtant ne portent pas de nom. Dix autres ont été consacrées à son arrière-train. Pourquoi pas, finalement…

On regrettera donc un timing longuet (quinze minutes de pause ? Vous êtes sûrs ?) qui ne se justifie pas par le nombre d’albums conçus. Mais le pire, c’est qu’on en redemanderait. Curieux, venez. Un concert de Ghost ne se regrette jamais. A la hauteur de la pyrotechnie légendaire usitée par Rammstein, son atmosphère sataniste mais ecclésiastique vaut le coup d’oeil. Résultat d’un travail de longue haleine de la part d’un Tobias Forge au sommet de son art. Nihil sine labore.

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