TW Classic : légende, royauté et déception

Cette année, le TW Classic se déroulait un dimanche et mélangeait nouvelle et ancienne génération avec pour têtes d’affiche Bon Jovi et John Fogerty. On vous raconte tout de cette journée qui aurait pu être parfaite !

Malheureusement, nous ne sommes pas arrivés à temps pour découvir la performance de Jimmy Barnes mais juste à temps pour la première belge du groupe Switchfoot. Originaires de San Diego, les cinq rockeurs offrent une musique accrocheuse avec une envie folle de charmer le public. Le chanteur se donne à corps perdu et s’offre même une très chouette version du Rock n’ Roll de Led Zep. Très efficace pour débuter l’après-midi. C’est la version + du John Butler Trio qui suivra. Quel plaisir de revoir les Australiens et leurs good vibes ! John est l’un des maîtres du slide, notamment sur l’immense Ocean. On regrettera même un timing un peu court tellement ça groove comme sur Better Than.

Déjà bien en jambes, le public va prendre une véritable claque pour un groupe qui fêtait ses vingt-cinq ans de carrière : Skunk Anansie. Un set best-of à cent à l’heure ou Skin (la chanteuse) va nous décoiffer par sa voix phénoménale. Tout y passe et on est contents de réentendre Weak, Hedonism ou Because of You. Un groupe à la force de frappe imparable. La Queen, c’est elle ! Malheureusement, le soufflé va retomber un peu avec la prestation ni bonne ni mauvaise d’Anouk et ce mélange entre rock et soul. Ceci étant, elle a une très belle voix et on était heureux d’entendre Nobody’s Wife ou Lost.

Quelques minutes après 19 heures, c’est au tour d’une véritable légende de faire son apparition sur la grande scène : John Fogerty. Leader du Creedence Clearwater Revival, le génial guitariste va véritablement enflammer la plaine avec son rock vintage et par la même occasion, fêter le cinquantenaire de Woodstock. On enchaîne les tubes (Fortunate Son, Born on The Bayou, Proud Mary … ) et transforme le Classic en dancing. En plus de son répertoire, il reprendra notamment du Beatles, du Sly and The Family Stone,… en référence au mythique festival de 1969. Un groupe incroyable dont un des guitaristes n’est autre que le fils de John, comme une sorte de transmission. A ce moment-là, on ne peut que penser à la musique qu’écoutent nos papas et ce moment unique passe beaucoup  trop vite. The Legend never dies !

Il est, maintenant, temps de clôturer la journée avec le main act : Bon Jovi. On va pas vous le cacher longtemps mais la déception viendra clairement de Jon. On était curieux de voir ce que pouvait donner ce chanteur important de la culture musicale des Etats-Unis. Au-delà du show à l’américaine (et ses trois écrans géants) et le bonheur du groupe d’être sur scène, Bon Jovi est loin d’être au top vocalement à la fois au niveau justesse mais aussi au niveau de la rythmique. Et c’est vraiment ça le paradoxe car il est entouré de musiciens vraiment exceptionnels comme Tico Torres à la batterie ou David Bryan aux claviers. Et ce ne sont pas les tubes disséminés tout au long de la « performance » qui vont sauver l’ensemble. Nous n’en garderons hélas pas un souvenir mémorable.

En conclusion, même si on a eu droit à trois performances parfaites (John Fogerty, Skunk Anansie et John Butler Trio), nous avons réellement été déçus de Bon Jovi. On garde les bons souvenirs en mémoire et puis c’est toujours un plaisir de (re)venir sur cette plaine flandrienne.

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