Slipknot : l’Amérique (dé)torturée

Vous en avez assez d’entendre Lil Nas X sur les ondes à longueur de journée ainsi que les rythmes hispaniques de l’été ? Ne vous inquiétez pas, Slipknot est de retour avec un nouvel album : We Are Not Your Kind. Chronique !

Avant de commencer notre analyse, l’auteur de cet article souhaiterait vous dire que, malgré une attirance pour le groupe de Corey Taylor depuis plusieurs années, il est encore un jeune néophyte dans le milieu du métal (Graspop, je t’aime, big up à toi). Ne vous attendez donc pas à des points de comparaison fabuleux, ce serait trop lui demander. Merci, et bonne lecture !

Dans une période où la pop domine particulièrement l’industrie musicale à coups de beats préformatés et de recettes sans réelle originalité (attention, loin de nous l’idée de dénigrer, certains artistes sont très doués dans cet exercice et nous en apprécions même certains), c’était donc avec un énorme plaisir que nous avions accueilli le morceau Unsainted des métalleux masqués. Avec un côté mystique et des parties hyper efficaces, c’était avec joie que le retour de Slipknot nous parvenait aux oreilles.

Dès lors, quand commence à résonner le sixième album des mecs de Des Moines, il nous prend une irrépressible envie de nous lever de notre siège et de pogoter tout seul, quitte à se balancer contre les murs. Ainsi, on retrouve la furie qu’on attendait tant de la part des neuf gaillards. Mick Thomson et James Root font de l’excellent travail aux grattes, Jay Weinberg (remplaçant de Joey Jordison) martèle ses fûts avec une précision d’orfèvre avec l’appui de Shawn « Clown » Crahan et du nouveau membre (remplaçant de Chris Fehn et surnommé par les fans Tortilla Man en raison de son masque), Alessandro Venturella apporte un véritable soutien rythmique comme tout bon métalleux tandis que Sid Wilson et Craig Jones font exploser l’atmosphère malaisante qui caractérise le groupe. On retiendra le trio infernal Nero Forte, Critical Darling et A Liar’s Funeral, véritables chefs-d’oeuvre dans leur ensemble.

Peut-être un brin plus expérimental qu’à l’accoutumée (on pense notamment au morceau My Pain), Slipknot a voulu tenter de nouvelles choses et a réussi à ne pas se planter. Probablement aussi un peu moins trash que ce qu’ils ont déjà pu offrir, les mecs ont relevé le défi en offrant un album de métal digne de ce nom, emmené par un Corey Taylor au sommet de sa forme mais qui semble encore garder un peu en lui le côté un peu plus gentil de Stone Sour. Bref, cet album fait du bien, donne de l’espoir encore et toujours envers le rock/métal et ça fait du bien dans une Amérique torturée par un raciste peroxydé.

 

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