Yungblud : le rock sain et sauf

Yungblud fait partie de ces artistes nouvelle génération à côté de qui il va être difficile de passer ces prochaines années. Il sort ce mois de décembre weird!, son deuxième album. Chronique !

Nous avions découvert Dominic Richard Harrison en 2019 par une chaude après-midi d’été à Werchter. Le chanteur avait débarqué sur scène tel un ouragan, emportant tout sur son passage dans une énergie folle que l’on n’oublie toujours pas aujourd’hui. Ainsi, un artiste riche et doué se présentait à nous. Nous avons ensuite appris à découvrir son univers mais surtout, à l’apprécier. C’est donc heureux et impatients que nous avons écouté ce nouvel album.

C’est sur teresa que ce nouveau disque s’ouvre et d’entrée de jeu on a affaire à un morceau rempli d’efficacité ; piano-voix pour le premier couplet et refrain avant de laisser entrer de nouveaux instruments pour glisser vers quelque chose de plus pêchu pour amortir la transition vers ce qui est déjà un tube dans la discographie de Yungblud : cotton candy. Un refrain fédérateur, un hymne à l’amour de tous les genres, une ligne de basse sexy, la recette parfaite de l’artiste se trouve dans ce morceau.

Yungblud, c’est la nouvelle incarnation de l’esprit rock’n’roll ; sous ses allures punk (on aurait très bien pu le voir dans les Sex Pistols), le Britannique offre un rock oscillant entre pop et rock qui tâche. Mais là où il frappe le plus fort, c’est dans ses textes. Il évoque tantôt la transidentité sur mars, la liberté sexuelle sur cotton candy, le fait de surmonter certaines épreuves avec teresa, de les endurer avec god save, but don’t drown me out ou encore l’amour de soi sur love song qui est probablement un des plus beaux titres écrits à ce jour par le chanteur. En résumé, Yungblud est un artiste à la plume universelle, de celle qui parcourt en un album la société de 2020 avec une maturité touchante mélangée à un grand délire assumé. Ce sont d’ailleurs ces contrastes qui font tout le charme de ce disque.

Si vous pensiez que le rock était mort ou éteint, détrompez-vous, Yungblud est là pour vous prouver le contraire. Avec ce weird!, Dominic sort un album d’une grande classe, hyper jeune en surface mais bien plus mature qu’il n’y paraîtrait lorsqu’on le creuse un peu. Les textes qui en ressortent, c’est vous, c’est nous, c’est eux. Nous sommes tous un peu weird, nous sommes tous ces personnages.

Pic by Tom Pallant

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