Un nouveau médicament des Foo Fighters

Un nouvel album des Foo Fighters, c’est automatiquement un événement très attendu par la communauté rock. Mais que vaut ce Medicine at Midnight ? Chronique !

Privés de leur tournée en van pour fêter leurs 25 ans, les Foo Fighters ne se sont pas laissés abattre et ont bossé d’arrache-pied sur leur dixième album. Dave Grohl avait prévenu, ce disque allait sonner différemment de ce à quoi le groupe nous avait habitués. On doit bien admettre que ses propos étaient sérieux en découvrant Shame Shame, premier single tiré de ce nouvel opus. Complètement déroutant, à la limite du funky, on a fini par s’habituer à ce morceau tout en se demandant à quelle sauce nous allions être mangés sur le reste de Medicine at Midnight.

Taylor Hawkins (batteur des FF) avait annoncé un album orienté pop là où Dave parlait plus d’un album « fun » inspiré par Let’s Dance de Bowie. En effet, les Foo ont décidé d’expérimenter et de proposer quelque chose de nouveau avec cet album. Dès l’ouverture sur Making a Fire, on découvre des chœurs très gospel. Surprise. Ce qui fait la force du groupe Américain, c’est ce talent avec lequel ils arrivent à chaque fois à nous rappeler qu’ils sont aux commandes ; il y aura toujours un refrain, un couplet, une phrase, une note… qui nous titillera l’oreille et nous rappellera que oui, ce sont bien les Foo Fighters que l’on écoute. Si l’on devait comparer cet album à un moment de la discographie du groupe, on dirait presque que tout découle du titre Make It Right issu de Concrete and Gold. Des morceaux plus ronds au niveau des instrus (notamment avec la basse de Nate Mendel et les claviers de Rami Jaffee), la voix puissante de Grohl, c’est tout ce qu’on attend de leur part.

Il est difficile à ce jour de connaître le rendu live de ces neuf nouveaux titres mais on peut déjà se les imaginer à certains moments de la setlist. Ainsi, l’incroyable Waiting on a War (écrit par Dave après que sa fille lui ait demandé s’il y allait avoir une guerre) fera clairement une bonne impression de par sa folle montée rythmique, No Son of Mine fera trembler la salle là où Medicine at Midnight risque de bluffer les plus musiciens d’entre nous de par la technique de Chris Shiflett et Pat Smear.

C’est donc clairement un album truffé de surprises que nous sortent ici les Foo Fighters. Toujours très propre et profondément rock, Medicine at Midnight est un disque qui va probablement diviser mais qui risque de s’inscrire dans le temps comme une référence dans la discographie du groupe. Pari osé, pari réussi.

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