Architects : évoluer sans jamais s’égarer

Le dernier Architects vient de sortir et on peut d’ores et déjà affirmer qu’il fait partie du top métalcore de cette année 2021. Sans jamais se perdre, Architects se réinvente avec des featurings tous plus réussis les uns que les autres et un penchant rock et électronique parfaitement dosé.

On n’avait pas tari d’éloges envers Holy Hell. On le pensait indétrônable tant il était percutant et émotionnellement puissant. Il l’est probablement toujours. Et pour être honnête, l’absence désormais totale de Tom Searle et de ses riffs caractéristiques nous inquiétaient tout particulièrement. Mais force est de constater que For Those That Wish To Exist ne manque pas sa cible en proposant un flot de titres forts et assez paradoxalement très représentatifs du groupe.

Pourquoi paradoxalement ? Parce qu’Architects a tourné la lourde page de son passé. Parce qu’Architects s’est essayé à de nouveaux styles, parfois plus rock ou électroniques que métal, ce qui avait d’ailleurs fait couler quelques sueurs froides sur le front des fans de la première heure. Des titres comme Dead Butterflies ou Giving Blood le démontrent parfaitement et pourtant, on ne peut s’empêcher d’en apprécier chaque seconde tant Sam Carter, le chanteur, semble impliqué dans ce qu’il avance : « I never said that I was giving blood for the unbelievers, bleeding out like a devil in disguise… They shot a hole in a parachute, cause I’d rather feel alive » (« Je n’ai jamais dit que je donnais du sang à ceux qui ne croient en rien, saignant comme un diable déguisé…. Ils ont fait un trou dans un parachute, parce que je préfère me sentir vivant »).

Mais les Britanniques n’en oublient pas moins les bases. Apparaissent donc des Discourse is Dead et des An Ordinary Extinction (« We stay at the edge of the world » (« Nous stagnons au bord de notre monde »)), violentes et hurlant leur mécontentement face au monde et à la catastrophe climatique qui nous pend au nez. Impossible également de ne pas citer Impermanence, ce featuring puissant avec Winston McCall (Parkway Drive), qui scande « Do you really wanna live forever? ‘Cause those afraid to die will never truly live » (« Veux-tu vraiment vivre pour toujours ? Parce que ceux qui ont peur de mourir ne vont jamais vraiment vivre »).

Selon Dan Searle, là où Holy Hell dépeignait la douleur, FTTWTE crie le désespoir d’un monde à la dérive. Une thématique commune chez eux et qui démarre dès l’introduction de l’album (« Do you dream of Armageddon, just to get yourself in Heaven? »). Elle est là, leur force. Parce qu’Architects sans engagement sociétal, c’est un peu Rammstein sans pyrotechnie. L’essence même de ce qui fait d’eux une référence sur la scène métalcore, et qui leur permet d’évoluer sans jamais s’égarer.

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