Interview : Aurel

Aurel nous sort son premier EP solo, Ah ouais. Entre poésie, claviers qui ronronnent aux oreilles et rêveries, on explore ce projet haut en couleurs, avec une belle rencontre pour couronner le tout.

Ah ouais, c’est clairement la réaction qu’on a après les 17 petites minutes d’écoute de ce projet éponyme.

Aurel nous offre ici un projet pop, parfois épicé de petits clins d’œils aux années 80 sans un poil de kitsch. Le tout respire la nouveauté et la fraîcheur et si le chanteur a clairement sa place dans la nouvelle scène pop francophone, il y a ici des subtilités qu’on ne retrouve que trop peu, mais surtout dans ce projet. Avec deux singles (Hier la plage et Ah ouais) qui rentrent en tête dès la première écoute, une pop efficace, des textes remplis de poésie et un côté intimiste qui n’est pas sans rappeler Odezenne, on navigue facilement dans ce projet qui se termine sur le plus nostalgique Oxygène pour deux. Si l’EP est court, c’est peut-être pour nous laisser sur notre envie d’en écouter plus et on a hâte qu’Aurel nous offre un nouveau chapitre à cette belle histoire qu’il commence. De par ses clips à l’univers déroutant (Krang) ou encore par son groove qui ne se perd pas, on est vite conquis par le projet. Solide mais sensible à la fois, il nous propose un projet spontané mais pas brouillon, le tout enrobé d’une production aux petits oignons, de quoi ravir les fans du genre ainsi qu’un public à la recherche de découvertes. On ne s’en lasse pas et nous avons eu la chance de rencontrer l’artiste pour mieux comprendre Ah ouais.

Salut Aurel, ton projet Ah ouais est dans les bacs, comment s’est déroule le projet enregistré pendant la pandémie ?

Le projet a commencé il y a quelques années, il y a trois, quatre ans, j’ai eu une envie de me lancer en solo, mais je n’avais pas le temps ni l’étincelle et c’est quand j’ai commencé à composer en français que j’ai eu le déclic de me lancer et de pouvoir sortir un projet comme celui-ci. J’ai déjà été dans des groupes par le passé.

Est-ce que tu trouves du coup des différences à mener ce projet en solo par rapport à ton passé en groupe ?

Il y a des plus et des moins. Pour les plus, c’est évident qu’il y a moins de compromis qu’un projet avec quatre personnes. C’est évident que quand on est autant dans un groupe, il y a un partage qui se fait, mais j’ai eu des frustrations par le fait que j’avais l’impression de parfois brider ma créativité quand on me disait parfois non. Dans le solo par contre, en tant qu’animal social, c’est parfois compliqué de se retrouver seul pour le côté relationnel, dans les préparations de concert également. Mais l’aspect sans frontières du solo, c’est ce que je recherchais vraiment.

Tu étais seul pour tous les éléments de la production ?

J’ai été produit par Perceval Carré qui est le producteur de L’Impératrice. On s’est rencontrés avant la pandémie, mais le COVID est arrivé, donc nous avons dû continuer l’EP à distance, par mail. On avait pas vraiment d’autres choix.

Tu vas bientôt retrouver la scène, comment tu te sens à te retrouver seul en concert ?

Il y a effectivement quelques dates ! La scène en solo, c’est une expérience assez particulière, l’adrénaline est encore plus haute étant donné que tu ne peux que te faire confiance, tu n’as personne sur qui te reposer. Si je me plante, c’est de ma faute et inversement, si tout fonctionne, c’est aussi grâce à moi. Je suis en train de préparer ça à fond et j’espère que le tout marchera bien.

Ton projet s’intitule Ah ouais, pourquoi ?

Quand je me suis mis à écrire en français, j’ai réalisé que j’avais l’envie d’écrire comme je parle. Mes chansons sont surtout des dialogues, j’ai donc recherché les petites expressions de la vie quotidienne et « Ah, ouais » en fait évidemment partie et en plus la sonorité me plaisait. C’est du coup un des morceaux forts de l’EP et ce projet qui est avant tout un dialogue.

Tu brasses les influences dans ce projet, qu’est-ce qui t’inspire?

En général, je m’éloigne des trop fortes influences par peur de les copier, mais j’en ai, évidemment. Tame Impala, Flavien Berger, La Femme, en soit, toute la nouvelle vague française qui a un côté authentique qui me plaît.

Est-ce que tu as une première partie de rêve ?

Très bonne question (rires), je pense que La Femme ce serait génial, un vrai kiff. Si je peux rêver je dirais même Damon Albarn, mais je n’ose même pas y penser.

C’était le mot de la fin pour Aurel. On espère et on vous encourage à écouter son projet. N’hésitez pas à aller voir l’artiste sur scène et à le soutenir pour cette belle première réussite ! Merci encore à Aurel pour son temps.

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