Placebo au Botanique : chaleur glaciale

C’était un peu THE événement live de ce mois de mars : le concert de Placebo au Botanique. On a eu la chance de faire partie des privilégiés présents à l’Orangerie et on vous raconte tout.

Pour ce concert « intime », pas de première partie prévue, un programme de 1h30 et pas de téléphone ni de montre connectée autorisées. C’est sur le coup de 20h (on suppose, on n’avait pas notre montre) que Placebo est arrivé sous les acclamations de la foule. Derrière ses lunettes fumées et son t-shirt col en V, Brian Molko attaque d’entrée de jeu, sans un bonjour, Forever Chemicals, le morceau qui ouvre leur dernier album Never Let Me Go. C’est brut de décoffrage, les décibels s’emballent, le ton est donné.

L’ensemble du set aura fait la part belle à ce nouvel effort sorti le 25 mars dernier avec certains morceaux qui s’inscrivent déjà comme des incontournables à l’image de Beautiful James, Happy Birthday In The SKy, Try Better Next Time ou encore le magistral Fix Yourself et son envolée instrumentale grandiose. D’autres classiques viendront agrémenter la setlist comme Scene of the Crime, For What It’s Worth, Protect Me mais aussi Too Many Friends. C’est d’ailleurs sur ce dernier que le groupe va rencontrer quelques soucis techniques, « forçant » quelque peu Brian à parler pour la première et dernière fois de la soirée. Il dira, en français, « Bienvenue à notre répétition » pour ensuite lâcher « Blame Apple. For everything. » Il n’a pas beaucoup parlé, mais ces quelques mots étaient très efficaces.

Au-delà de cette froideur qui ne nous a pas surpris en toute honnêteté, Placebo a délivré un concert bouillant. Tout est propre, on monte jusqu’à 112db (la limite réglementaire étant de 90 en salle), ça va très fort mais on vibre au son d’un groupe qui nous accompagne depuis de nombreuses années. En allant voir Placebo, on ne s’attend pas à taper la causette avec Brian et Stefan, on s’attend à quelque chose qui nous transperce en allant droit au but. Et c’est ce qu’on a eu ce soir au Botanique. Dans ce cas, impossible d’être déçu.

Il est environ 21h40 lorsque Placebo s’en va sur Running Up That Hill. Belle métaphore d’un concert tout en escalade aux frontières de la glace et du feu.

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