2022, le bilan : les albums

Comme chaque année, une ribambelle d’albums sont sortis en 2022. La sortie du Covid a même surchargé le calendrier au point de ne plus savoir où donner de l’oreille. Mais rassurez-vous, nous avons su glisser nos tympans à de nombreux endroits pour vous proposer des top 5 convenables !

Les albums d’Antoine

  1. Lorna Shore – Pain Remains : je vous le disais la semaine dernière, le deathcore, c’est pas mon truc… Et pourtant ! Ce nouvel album de Lorna Shore avec Will Ramos au chant est une véritable dinguerie musicale. Tout dans ce disque est tout simplement grandiose. Les textes, la musique, rien n’est laissé au hasard pour offrir Pain Remains, un album qui m’a touché au plus profond de moi et que je réécoute en boucle avec le même plaisir.
  2. Parkway Drive – Darker Still : pour leur grand retour, les Australiens ont mis la barre haute ! Moins trash que ses prédécesseurs, Darker Still se veut sombre et frissonnant. Winston McCall pose même parfois sa voix sur des morceaux bluffants de sincérité comme celui qui donne son titre au disque. Un retour réussi sur tous les points (même si un peu de brutalité fait du bien de temps en temps).
  3. Ghost – Impera : les Suédois de Ghost sont comme le bon vin, ils se bonifient avec le temps. Loin de moi l’idée de dire que Tobias Forge et ses zikos étaient mauvais dans le passé mais chaque sortie du groupe fait monter d’un niveau la qualité des productions. A l’image de l’univers de Ghost, tout évolue. Technicité, profondeur, ambiance sont les maîtres mots de cet Impera absolument fabuleux dont certains me restent encore en tête plusieurs mois après leur sortie. Un album de Ghost, ça se vit autant que ça s’écoute.
  4. Slipknot – The End So Far : passons maintenant aux autres masqués de la famille rock : Slipknot. Les Américains ont sorti cette année leur septième album studio et ont su se montrer à la hauteur des attentes que je leur plaçais. Bien qu’un cran en-dessous de son prédécesseur We Are Not Your Kind, ce The End So Far marque une sorte de retour aux sources du groupe de Corey Taylor. Impossible de retenir un quelconque headbang à l’écoute de l’album malgré une intro qui a fait grimper d’angoisse mon rythme cardiaque.
  5. Placebo – Never Let Me Go : quel plaisir de retrouver Brian Molko et Stefan Olsdal après neuf années d’absence ! J’ai pris un pied énorme à écouter ce disque qui ressemblait à une sorte de best-of de ce que le groupe nous a montré de mieux en presque trente années de carrière ! Des titres entêtants et fondamentalement rock ont réussi à me convaincre en très peu de temps pour un album qui se veut résolument dans l’air du temps. Du grand Placebo !

Les albums de Priscilla

  1. Lorna Shore – Pain Remains : on l’a déjà dit assez souvent sur ce blog, mais Lorna Shore vient tout simplement de s’ériger au rang de maître du deathcore avec son dernier album. Rempli d’émotions et de noirceur, Pain Remains transperce et fascine. Il va sans dire que l’arrivée de Will Ramos n’y est pas pour rien dans cette épopée qui annonce de belles choses pour la suite.
  2. Hollywood Undead – Hotel Kalifornia : ce que les fans attendaient depuis plus de dix ans est enfin arrivé : Hollywood Undead renoue avec ses origines et propose avec Hotel Kalifornia un album parfaitement conforme à leur style si singulier, mêlant nu-metal et rap à la perfection. Tant les vieux de la vieille que les newbies ont apprécié cet opus qui mixe parfaitement nostalgie et modernité.
  3. Parkway Drive – Darker Still : Parkway Drive n’est plus à présenter depuis belle lurette, mais Darker Still apporte ce petit truc en plus qui lui manquait pour mériter sa place dans le top 3 ces dernières années. L’album raconte une histoire poignante, à la fois sur le fond que dans la forme. Les difficultés rencontrées lors de sa création ne font qu’accroître cette impression de rentrer au plus profond des artistes et de leur ressenti. On n’aime ou on n’aime pas, mais je ne peux qu’être touchée par le résultat d’une année de dur labeur.
  4. Stick to your guns – Spectre : si Stick to your guns ne se réinvente pas avec Spectre, le groupe n’en propose pas moins un opus puissant et intense. Mêlant savamment les riffs lourds du punk hardcore et paroles bourrées de sens, je ne peux que m’incliner et apprécier chaque seconde des conseils qui me sont donnés tout du long…
  5. Ghost – Impera : Ghost fait partie de ces groupes qui ne fera jamais l’unanimité et qui pourtant ne perd pas de vue son objectif et son imaginaire. Tobias Forge et ses Ghouls nous emmène une fois de plus dans leur univers rétro des années 70, avec des chansons entraînantes et entêtantes que je ne peux m’empêcher d’écouter en boucle dés que j’ai un coup de mou. It’s a hunter’s moon !

Les albums de Guillaume

  1. Florence + The Machine – Dance Fever : un retour en force de la part de Florence Welch où elle se confie sur la dépression, l’alcoolisme et sur sa vie de tournée parfois pas simple. Comme je le disais dans ma chronique du mois de mai, il est difficile de ne pas être à la fois ému et en même-temps, de vouloir l’écouter encore et encore en dansant. Une vraie bombe musicale qui, malgré les thèmes difficiles, offre une musicalité incroyable autour de cette voix aux multiples facettes qui en fait l’une des meilleures performeuses actuelles
  2. Fontaines D.C – Skinty Fia : que dire encore de ce groupe qui, à chaque album, frappe un grand coup et c’était encore le cas avec celui-ci. Skinty Fia regorge de morceaux à la fois durs comme Bloomsday ou très lumineux comme Roman Holiday. La voix de Grian Chatten est englobée musicalement par un rock d’une classe folle. Un disque ancré dans leurs racines irlandaises et qui se déguste parfaitement dans un bar (ou ailleurs) autour d’une bonne Guinness !
  3. The Smile – A Light for Attracting Attention : une émotion brute a l’écoute de la voix de Thom Yorke, le groove hypnotisant de Jonny Greenwood et la rythmique jazzy de Tom Skinner qui font de ce disque un mélange d’émotions indescriptibles ! On sent la touche Radiohead qui aurait mangé de nouveaux styles comme l’electronica (Waving a White Flag) ou l’afrobeat (The Opposite). Un coup de maître d’une précision folle et qui s’est révélé tout aussi puissant en live. Troublante sensibilité !
  4. Archive – Call To Arms and Angels : le dernier né de la machinerie Archive est un solide morceau de plus de cent minutes. Une expérience dense et viscérale, … qui se vit comme une odyssée presque cinématographique où les sons de boites à rythmes, les guitares et les synthétiseurs s’entrechoquent pour vous bousculer. Les mélodies sont subtiles et surprennent à chaque nouvelle écoute. On ne ressort jamais indemne au contact des Londoniens !
  5. Stromae – Multitude: c’était le retour attendu depuis des années et Paul Van Haver a fait les choses comme il sait les faire … par la surprise. Comme Florence + The Machine, il se fait plus personnel et parle de sa santé, de la dépression, de la paternité mais à la mode Stromae : ce mix parfait entre musique positive et paroles très fortes. Rappelez-vous ce passage au journal de TF1 où tout le monde s’est pris un uppercut en écoutant sa version brut de L’enfer. On aperçoit quand même un peu plus de positivité avec un titre comme Bonne Journée. Une multitude de pensées mais toujours plein de belgitude !

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