Interpol: same band, new born

Parmi les groupes qui faisaient leur grand retour cette année, Interpol était probablement le plus attendu au tournant! Paul Banks et sa bande sont de retour et signent « El Pintor« , leur cinquième album. Chronique!

Dire que cela fait presque dix ans qu’Interpol n’a plus sorti un album intéressant, ce n’est pas un mensonge. Alors qu' »Evil » cartonnait en 2004, c’est probablement le seul événement majeur du groupe qui en a déçu plus d’un depuis mais tel le phénix, il faut parfois renaître de ses cendres! Dès le premier titre « All the rage back home« , on comprend qu’Interpol est de retour. Le son de guitare caractéristique du groupe mélangé à la voix très personnelle de Banks suffisent à clarifier les choses. Et lorsque la batterie entre en jeu avec la basse (enregistrée pour la première fois par le chanteur) et les choeurs, la claque prend forme. Il faut dire que le mixage est assez exceptionnel, d’une pureté incroyable qui laisse passer cette mélancolie qui est propre au groupe.

Le son de guitare de Daniel Kessler évoqué précédemment restera la ligne de conduite majeure sur ce nouvel opus, le même du début à la fin. Cet album, il ressemble avant tout à une histoire avec un fil conducteur mais ce fil, ce n’est pas l’ensemble des textes, mais bien le son… Les riffs sont légers, on dirait presque qu’ils veulent prendre leur envol mais la puissance dégagée les collent au sol. Tout l’instrumental de cet album est remarquable, aussi bien cette guitare à l’écho presque abyssal que la batterie de Sam Fogarino frappée avec une justesse irréprochable. Même Banks qui se retrouve pour la première fois derrière les quatre cordes gère le travail d’une main de maître.

Au niveau du chant, le leader du groupe signe certainement sa meilleure performance. La mélancolie du début (il y a déjà 16 ans de cela) est retrouvée sur ce disque. Dix pistes suffisent à Paul Banks pour mettre tout le monde d’accord. Des graves de « Breaker 1 » au plus lancinant « Blue supreme« , le chanteur offre une véritable démonstration, comme pour faire croire que les dernières années d’Interpol n’étaient qu’amuse-gueules avant la pièce maîtresse et comble de tout, on aurait même tendance à le croire s’il venait à le dire.

Un retour en grande pompe donc pour Interpol qui revient à un niveau qui leur sied à merveille. Un son incroyable, des titres mélancolico-puissants, des arrangements diablement efficaces, le groupe crée donc la sensation avec « El Pintor » (anagramme d’Interpol en fait…). Et si le meilleur album de 2014, c’était celui-ci?? Pour l’instant, cela semble être le cas à moins de 4 mois du passage en 2015!!

interpol

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