Détroit: de beaux horizons

Ce vendredi 17 octobre, le Festival des Libertés accueillait Détroit au Théâtre National de Bruxelles pour leur dernière date belge de la tournée. Après trois Ancienne Belgique archi sold-out, cette date se jouait aussi à guichets fermés. Retour sur cette soirée riche en émotions.

En première partie, on retrouvait la charmante Salomé Leclerc, toute droite venue de Montréal. Du haut de ses 27 ans, la Québécoise impressionne de par son talent en assurant chant, batterie et guitare en même temps ! Des textes qui touchent, une voix émouvante et une grande sympathie, on ne put que souhaiter à cette jeune artiste pleine de talent de percer en Europe.

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21h30, c’est au tour de Détroit de fouler les planches. Ovation pour Bertrand Cantat, Pascal Humbert, Guillaume Perron, Bruno Green et Niko Boyer. « Ma Muse » commence le concert. Cette chanson au texte plus que touchant plonge directement le publique dans l’ambiance d’ « Horizons », l’album défendu par le groupe. Très vite, Cantat semble être à l’ase ; tantôt souriant, tantôt déconneur ou encore espiègle lorsqu’il poursuit son batteur sur scène, il transmet son plaisir d’être là et le public le lui rend bien ! Les titres s’enchaînent avec d’abord le puissant « Horizons », le profond « Ernestine » et le mystérieux « Le fleuve ». Mais le premier grand moment arrive lorsque le Bordelais annonce un morceau « écrit en 1912quand Iggy Pop était petit », le célèbre « Gimme danger » des Stooges. Pour résumer en deux mots : une claque ! Ça joue fort, Bertrand saute, court, se jette au sol bref, il se fond dans le personnage du lézard. La température vient encore de monter d’un sacré cran.

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S’enchaînent alors d’autres tubes de Noir Désir avec « Lazy », « Un jour en France » avec un chanteur toujours aussi engagé à l’heure où les politiques belge et française font les beaux jours de la presse, le monstrueux « Tostaky », le classique « Le vent l’emportera » accompagné de Catherine Graindorge au violon et Lisa Berg au violoncelle et enfin «Comme elle vient ». Entre ces titres qui déchaînent littéralement la foule, on retrouve le désormais incontournable et magistral « Sa majesté ». Une mise en scène époustouflante, un Bertrand Cantat en transe, un groupe qui assure jusque dans les moindres petites notes et une bonne partie d’impro du leader dont on ne sait même plus s’il nous dit que sommes en âge ou en nage, ce qu’il dit ne pas nous souhaiter. En effet, son t-shirt est passé du gris clair au noir…

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Lorsque le groupe termine « Comme elle vient », titre supposé être le dernier de la setlist, la lumière se rallume et Cantat tient toujours sa guitare et s’avance doucement vers le micro en disant « Vous vous dites sûrement mais qu’est-ce qu’il fait ? » avant d’entamer quelques paroles en basque qu’il nous traduit ensuite : « J’aimais un oiseau libre et pour le garder, j’ai décidé de le mettre en cage. Mais moi, c’est l’oiseau libre que j’aimais. » Chapeau bas, nul besoin de commentaire, le public acclame la prestation du groupe qui salue, tape dans les mains du premier rang et quitte la scène dans le vacarme des applaudissements.

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