AC/DC: highway to greatness

Quatre ans de carrière et déjà un sixième album pour les rockeurs Australiens d’AC/DCqui sortent en cette année 1979 « Highway to hell ». Chronique !

Un an après la sortie du furieux « Powerage », revoilà donc les frères Young et leurs comparses de retour sur le devant de la scène hard rock pour le plus grand plaisir des fans déjà bien acquis. L’album s’ouvre sur le titre éponyme au riff ravageur qui, s’il perdure, pourrait s’inscrire dans les annales de la musique. Au micro, on retrouve toujours Bon Scott qui gère son phrasé lyrique d’une main de maître. Ce ne sont pas l’alcool et les (nombreuses) clopes qui risquent de le faire tomber dirait-on tant sa voix reste intacte par rapport aux autres opus du groupe. La malice, la puissance et la force sont toujours présentes dans cette voix unique mais aussi dans les textes notamment lorsque le chanteur demande à Satan en personne de lui payer ses dettes car il joue dans un groupe de rock.

Les thèmes des textes, parlons-en. Les cinq gaillards s’attaquent encore à ce qui leur convient si bien : les flammes (de l’enfer ?) sur « Shot down in flames », les filles sur « Girls got rythm » ou encore sur un côté plus bagarreur sur le sombre « Walk all over you » ou encore « If you want blood (you’ve got it) ». Ces thèmes semblent tenir à cœur au groupe depuis le début de leur carrière qui semble s’annoncer sous les meilleurs auspices.

Musicalement parlant, on assiste à un travail de maître. Angus Young tient toujours le cap en lead guitariste de talent qu’il est, les solos sont exécutés minutieusement sans confusion possible entre les morceaux. AC/DC n’est pas de ces groupes qui finissent déjà par s’auto-plagier, les ressources sont bien présentes. A la rythmique, c’est le frère aîné que l’on retrouve, Malcolm Young, qui renforce encore le travail de son cadet et les deux Young mis ensemble, le duo offre ses lettres de noblesse à la guitare. Les riffs sont puissants, cassent tout sur leur passage mais peuvent aussi prendre une touche plus « pop » comme sur «Touch too much » qui pourrait avoir le format radiophonique contrairement à un plus osé « Get it hot ». A la basse, le discret Cliff Williams fait toujours son travail sans se démarquer des autres membres, peut-être faudrait-il lui accorder plus de libertés. Derrière la batterie, Phil Rudd martèle encore ses fûts sans partir dans des constructions compliquées, il fait son job de métronome sans en faire des tonnes ; force, rythme et simplicité. Mélangez le tout, ajoutez-y Bon Scott par-dessus, vous obtenez une recette explosive.

C’est donc un album extrêmement bien travaillé et exécuté que nous sortent les Boys avec «Highway to hell ». Du hard rock, du vrai avec un son et une technique qui leurs sont propres (à noter toutefois une influence important de Fleetwood Mac sur « Beating around the bush »),AC/DC s’inscrit ici dans la lignée des grands groupes contemporains comme Scorpions, Twisted Sister, Kiss et bien d’autres. Une chose est sûre : Malcolm, Angus, Phil, Cliff etBon risquent de faire parler d’eux encore longtemps avec ce nouvel opus dont on attend déjà le successeur avec impatience ! Avec la sortie prochaine du nouvel album de Michael Jackson, les sorties aussi de Led Zeppelin ou encore de George Harrison, cette année 1979 est un grand cru pour le monde du rock !

acdc20

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s