Let there be AC/DC

Hier, lundi 6 juillet 2015, le site du Graspop Metal Meeting avait rendez-vous avec l’histoire puisque ce n’était autre que les Australiens d’AC/DC qui faisaient un arrêt en Belgique pour le Rock or Bust World Tour, une date sold out en moins de deux heures !! Retour sur une soirée aux rythmes du hard rock.

Le soleil battait son plein en Flandre pour la venue des Boys mais ce n’est pas cette chaleur qui a arrêté les fans lancés dans un sprint effréné à l’ouverture des portes à 16h pour être aux premières loges d’une soirée qui s’annonçait brûlante… A 19h, les Californiens de Rival Sons montent sur scène sur la musique du film « Le bon, la brute et le truand » d’Ennio Morricone, rien que ça ! Le groupe joue 45 minutes mais, malgré un certain retrait vis-à-vis du public, ces trois quarts d’heure suffisent à chauffer le public avec des solos de guitare impressionnants et un chanteur qui n’est pas sans rappeler un certain Jack White qui dégage une aura bluffante ainsi qu’un batteur chaud comme la braise !! La soirée commence bien mais, justement, elle ne fait QUE commencer car il est 20h30 quand arrivent les Vintage Trouble. Eux aussi venus tout droit de Californie, ils livrent un set qui ramène aux essences du rock’n roll et de la soul avec un chanteur habité, voire possédé ! Celui-ci n’hésite pas à descendre dans la foule et à se laisser aller à une partie de crowdsurfing le grand plaisir de la foule, moins de la sécurité qui doit le suivre à la trace. Le groupe fait chanter le public, entre en quelque sorte en communion avec lui pour terminer en disant qu’ils vont aller se saouler pour venir voir le concert d’AC/DC avec le public. La première claque de la soirée, c’est donc Vintage Trouble.

©Alex Vanhee
©Alex Vanhee

21h53, le soleil descend doucement mais la fournaise commence seulement à prendre place quand démarre le film d’introduction : deux cosmonautes arrivent sur la lune et découvrent un étrange trou en feu dans lequel est gravé… AC/DC et qui devient vite une météorite fonçant à toute vitesse sur la terre avec le visage de ce diable d’Angus ! Explosion, fumées, feux d’artifice, le concert peut commencer. Le guitariste s’avance sur scène dans son légendaire costume d’écolier et entame avec Cliff Williams, Stevie Young et Chris Slade le titre éponyme de leur nouvel album, « Rock or Bust », avant d’être rejoints par un Brian Johnsonen très grande forme !! Les cinq rockeurs jouent fort, très fort, parfois trop car il est par moments difficile d’entendre la voix du chanteur mais l’opportunité est là de faire un immense karaoké live. Viennent ensuite « Shoot to thrill », « Hell ain’t a bad place to be » mais surtout le premier titre mythique « Back in black » qui conquiert définitivement la foule bouillante qui reprend les refrains avec force.

La nuit tombe tout doucement et la plaine de Dessel se transforme en une marée de cornes lumineuses rouges et clignotantes (10€, pas cher pas cher) et le groupe enchaîne les tubes avec le furieux « Thunderstruck », véritable leçon de guitare, « You shook me all night long », chanson érotique (et plus si affinités) par excellence ou encore « Hell’s bells » en hommage à Bon Scott, « Whole lotta Rosie » et sa poupée géante les billets dans le soutien-gorge mais surtout, l’incroyable « Let there be rock » où Angus Young nous gratifie d’un solo d’exception de près de 20 minutes où il en invoque les dieux du rock’n roll sur son catwalk puis sur sa trappe qui l’envoie en hauteur pour s’y laisser tomber dans une explosion de confettis avant de repartir sur le haut de la scène en courant pour exciter le public déjà en transe, comme lui. Sourire malicieux aux lèvres, le diablotin fait durer ce moment pour notre plus grand plaisir avant de quitter la scène avec ses camarades. Il réapparaît quelques minutes plus tard par une trappe située sous la scène, accueilli par les flammes, cornes collées sur le front, pas de doute il va nous faire « Highway to hell » !!! Les flammes montent le long de la scène, c’est le moment de jeter ses dernières forces dans la bataille avant le grand final sur « For those about to rock (we salute you) » et ses traditionnels coups de canon. 23h48, le groupe sort de scène, peut-être un peu trop hâtivement mais ça perpétue le mythe du groupe inabordable, intouchable et ça, ça reste la classe !

©Alex Vanhee
©Alex Vanhee

En deux heures, les membres d’AC/DC livrent donc une pure leçon de rock et montrent qu’à plus de 60 ans, il est possible de foutre des claques autrement qu’en perdant une partie de cartes. Même si le show semble millimétré, Angus donne une prestation à couper le souffle avec son jeu de guitare unique et ce son qui lui colle à la peau, ce ne serait pas une surprise que de dire que le mur d’amplis Marshall en fond de scène souffre violemment chaque soir mais nos tympans le remercient grandement. We salute you AC/DC, vous revenez quand vous voulez…

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