Interview: Charlie Winston

Quand tu étais en train d’écrire « Curio City », dans quel état d’esprit te trouvais-tu ? Est-ce que c’était une période de recul par rapport à ta carrière qui prenait de l’ampleur ou est-ce que c’était un pas de plus vers la consécration ?

Je voulais prendre un peu de recul et être un peu plus émotionnel. C’était important pour moi dans le processus d’écriture et d’enregistrement de prendre ce recul. Je ne voulais pas être seulement une personnalité, je voulais que la musique parle avant tout !

Tu es en tournée depuis quelques mois maintenant, quel est l’endroit le plus curieux (the most curious city) où tu aies pu te produire ?

C’est une question difficile mais la première idée qui me vient à l’esprit c’est quand nous avons joué à Milan sur une toute petite place mais c’était un concert fantastique. En fait, ça m’a rappelé les débuts de ma carrière. Je pense que la curiosité c’est tout ce qui a eu lieu entre ces petits concerts et les gros comme au Paléo Festival devant 35 000 personnes, à Milan ils étaient 80. C’est tout ce procédé qui donne la curiosité selon moi.

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Il y a des endroits où tu préfères jouer justement ?

Non, chaque concert est différent. Tu peux jouer un concert à un endroit et revenir avec le même set, ça peut être totalement différent. Je ne dirai donc jamais que tel endroit est meilleur qu’un autre pour s’y produire car il y a beaucoup de facteurs qui doivent être pris en compte.

Quand j’écoute « Curio City », j’ai l’impression d’entendre une certaine continuité. Tu voulais raconter une histoire bien spécifique ?

Oui, mon histoire ! Je voulais être vraiment moderne avec cet album et pas seulement par rapport à moi parce que je voulais aussi que l’album sonne contemporain. Que ce soit dans l’enregistrement, la production, les paroles… je voulais que ça parle de ma vie maintenant. Dans « Hobo », j’abordais plutôt la génération de mes parents, avec « Running still » c’était une sorte de coup d’œil en arrière sur mes plus jeunes années et dans « Curio City », c’était surtout sur ce qui m’arrivait à ce moment-là dans ma vie.

On peut donc dire que c’est une sorte de transition ?

Oui, beaucoup de choses ont changé ! J’ai acheté une maison, j’en n’en avais jamais eu ! J’ai pris des cours de conduite et acheté une voiture, j’ai aménagé un studio dans ma maison, je n’avais jamais eu de studio, je me suis marié, je n’avais jamais eu d’enfant… C’était donc beaucoup de nouveautés en à peine quelques années.

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C’était facile de croiser ton chemin en festival cet été mais est-ce que tu as eu un coup de cœur particulier pour un artiste avec qui tu as partagé la scène ou avec qui tu aimerais la partager ?

Il y a des artistes avec qui j’aimerais tenter des trucs mais je ne me souviens jamais de qui ils sont ! Sérieusement, partager la scène avec d’autres personnes, ce n’est pas ce que je fais et c’est peut-être un peu associable mais je ne le suis pas ! Je suis très social ! En fait, je pense que des collaborations entre des gros artistes ne rendent pas forcément les choses meilleures. Il y a évidemment des personnes avec qui j’adorerais travailler mais je ne fantasme pas sur ça.

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