Dalton Télégramme: le reflet du travail

Amis du Far West, de la country, des washboards… votre prochain arrêt est ici puisque les Dalton Telegramme sortent leur premier album : « Sous la fourrure ». Chronique !

On avait laissé les Liégeois avec un EP prometteur fin 2013 et l’album était donc à suivre et le groupe ne déçoit pas puisqu’il sert d’emblée 12 titres. De nos jours rares sont les groupes dont l’identité sonore est mise en parallèle avec leur nom de scène et pourtant, Dalton Telegramme fait partie de ces exceptions car on ne peut s’attendre qu’à des sonorités rappelant le western ! Contrebasse, bottleneck, washboard, gabardine… tous les instruments et tous les sons sont réunis pour donner l’impression, pendant le parcours de cet opus, de se retrouver dans un saloon au milieu de l’Amérique du XIXème siècle. Pour peu on pourrait presqu’entendre les chevaux au dehors. Les quatre comparses réussissent donc à créer un univers autour de leur identité scénique mais parviennent surtout à remettre en avant des sons malheureusement trop peu utilisés et/ou entendus de nos jours et qui ne sont pas sans rappeler ceux de Johnny Cash ou encore de Jacques Dutronc !

Au chant, on retrouve Quentin et sa voix inimitable. Les paroles sont variées : passage par l’amour sous toutes ses formes (infidélité, rupture…) avec « Le reflet » ou « Vos agrafes », par Bruxelles dans « Evidemment » ou encore par un retour sur le chemin parcouru (et à parcourir) dans « Notre route », premier single qui avait été dévoilé pour annoncer l’album, les thèmes sont aussi riches que variés. C’est peut-être cela qui fait la richesse de ce quatuor, cette capacité à diversifier les sujets abordés en gardant toutefois une ligne de conduite similaire.

Pour un premier album, on peut donc dire que Quentin, Pipette (Olivier), Rémi et Bernards’en sortent plutôt pas mal ! Preuve est qu’il n’est pas nécessaire de faire hurler des amplis ou d’user d’effets aussi fous les uns que les autres pour parvenir à créer quelque chose de cohérent qui sonne d’une bien belle manière avec le brin de poésie pour couronner le tout. Une fois encore, Liège montre qu’elle regorge de talents indéniables.

dalton

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