Francofolies de Spa: score final…

Ce jeudi 21 juilet, jour de fête nationale en Belgique, le programme du jour aux Francofolies de Spa était assez chargé !

Le soleil était encore de la partie et même très généreusement pour accueillir Olivier Terwagne, participant au concours Francoff’ sur la scène du parc. Avec son univers moyenâgeux mais des textes de son temps, le jeune chanteur a su créer une atmosphère autour de son œuvre mais peut-être manquait-il un brin de punch supplémentaire. Du côté de la scène Proximus, c’est Uncle Waldo qui ouvrait le bal avec son jazz festif qui rappelle les grandes heures du style à l’époque des Glenn Miller et compagnie mais le premier concert réellement attendu ce jour, c’est celui des Liégeois de Dan San au fond du parc. Après plusieurs années d’absence, le groupe est venu présenter leur dernier album « Shelter » au public déjà nombreux et la présentation est réussie puisque sous ce soleil estival, un concentré folk ne peut faire que du bien, surtout quand il est bien fait ! La formation au complet ira jusqu’à descendre dans le public pour interpréter un morceau totalement unplugged, un vrai moment touchant.

Pic by François Evrard
Pic by François Evrard

Retour à la scène Proximus pour un spectacle beaucoup moins léger puisque c’est Giedré qui entre en scène ! Toujours aussi déjantée, c’est en entrant par un vagin géant qu’elle entame son concert. Comme à chaque fois qu’elle débarque à Spa, la foule est très présente pour une heure de folie entre blagues scabreuses, mises en scène potaches, chansons traduites en langue des signes (très explicite soit dit en passant)… mais surtout de rire et de bonne humeur car c’est encore une réussite ! Seul petit bémol, les mêmes blagues depuis des années, parfois au mot près.

Pic by Gilles Charlier
Pic by Gilles Charlier

Après un détour par le Radisson le temps d’une interview, passage par la Place de l’Hôtel de Ville où se produisent les R’tardataires. Les rappeurs liégeois ouvrent la scène Pierre Rapsat avant Jali et Kendji Girac donc autant dire que ce n’est pas forcément leur public qui est présent mais Ced et Max ne se laissent pas démonter pour autant et mettent le feu à la grande scène spadoise !! Retour ensuite sur le Village pour la fin du concert des Hollywood Porn Stars. Eux aussi font leur grand retour cette année mais l’explosion attendue tarde à se faire remarquer mais ça n’empêche le concert d’être réussi. Petit passage par un autre groupe liégeois (décidément), Roscoe. Avec un côté symphonique en fond, limite astral, l’ensemble fait parfois penser à du Imagine Dragons et le public a l’air de passer un bon moment tout comme à l’autre opposé du Village où Antoine Hénaut joue également mais la foule se dirige déjà vers la scène Proximus où un autre groupe très attendu fait son retour après cinq années d’absence, il s’agit de Ghinzu ! Il est donc 21h15 lorsque John et ses acolytes foulent les planches pour une claque d’une heure et demie. Même si le chanteur a parfois des allures de meneur renfrogné, il montre plusieurs fois son plaisir d’être de retour et le groupe étale ses classiques réarrangés pour le live avec une puissance incroyable et des lights hallucinants !! Probablement le meilleur concert du festival.

Pic by Stéphane Deleersnijder
Pic by Stéphane Deleersnijder

Vendredi, c’est repos donc retour samedi pour le dernier jour du festival. Evidemment, que seraient les Francofolies de Spa sans un jour de pluie ?? Peut-être pas la même chose. Ouverture du bal avec M’sieur 13 et son punk musette puis avec Delta (anciennement Meridians). Scène Proximus, c’est l’électro-pop d’Ulysse qui ouvrait le bal et même si l’ensemble est très bon et cohérent, l’ambiance souffre d’un mauvais placement et aurait été meilleure en clôture de soirée ou sur la scène électro du festival. C’est ensuite Aprile qui se présente sur la même scène. Entre les gouttes, c’est le premier joli rayon de soleil de la journée avec sa musique calme et ensoleillée qui permet de se poser calmement et de savourer chaque note d’un concert délicat et rempli de talent. Voilà qui fait du bien avant de se rendre plus loin pour se marrer un bon coup devant le spectacle de Sttellla ! Habitués du festival, Jean-Luc Fonck et sa bande revenaient encore pour un concert complètement décalé à l’humour belgo-belge mais surtout, le seul de la journée sous un soleil très agréable. Le groupe sait jouer avec son public, créer des moments de complicité mais aussi offrir des moments musicaux assez impressionnants avec des musiciens de grand talent comme Leo, guitariste virtuose. Sttellla, c’est rock en plus d’être drôle !

Pic by François Evrard
Pic by François Evrard

Retour une dernière fois sur la scène Proximus pour les deux derniers concerts. Tout d’abord, Montevideo. Le groupe prévoit de sortir son nouvel album courant 2017 mais tenait à être présent ce soir à Spa pour jouer ses anciens titres et jouer en exclusivité des nouveautés. Malgré des morceaux de qualité, l’ambiance n’arrive pas à décoller et le set reste relativement plat et ça ne s’arrange pas lorsque la pluie tombe de plus belle sur la ville. Toutefois, les festivaliers ne se laissent pas abattre et la foule se transforme vite en une place colorée de rouge, orange, blanc de par les ponchos distribués à l’entrée du site. Justement, de couleurs il va en être question en cette fin de soirée puisque Puggy se présente pour défendre son quatrième album, « Colours » ! Eux qui mettent toujours l’ambiance dans le village Francofou n’ont pas dérogé à la règle puisque malgré les conditions météorologiques plus que capricieuses, Matthew, Romain et Ziggy ont mis le feu. Parier sur Puggy en tête d’affiche, c’est parier sur une réussite d’avance. Le groupe semble évoluer un peu plus à chaque concert dans la technique musicale car tous les trois sont des musiciens hors-pairs. Pour ce show, ils ont également invité Alice on the Roof pour un duo sur « Please, please, please, let me get what I want », superbe titre des Smiths. Grand moment d’émotion. C’est donc sur une superbe note que se clôturent ces Francofolies de Spa 2016 alors que le Grand Jojo s’apprêtait à terminer en beauté le festival. Une édition réussie encore une fois grâce au travail remarquable d’énormément de responsables, de bénévoles… mais aussi grâce au public spadois qui reste fidèle au poste et qui sait supporter les artistes et répondre à l’appel malgré la période sombre dans laquelle nous vivons. Prochaine étape : 2017 !!

Pic by Kmeron

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