Asaf Avidan : voix lactée !

Ce mardi, le Festival des Libertés accueillait, dans le cadre de sa 11e édition, l’artiste israélien Asaf Avidan. Il revenait en formule solo (la dernière fois, c’était en 2014 à La Monnaie) pour son Into The Labyrinth Tour. Un véritable virtuose qu’on pourrait facilement surnommer l’homme aux « mille voix ». Chronique d’un concert d’une autre dimension !

Dès les premières notes, on sent qu’on va assister à quelque chose d’unique, presque inexplicable ! Il incarne/vit ses premières chansons uniquement en guitare-voix, le son est pur et on est littéralement happé par l’émotion. Ses vocalises sont absolument saisissantes. Entouré par ses instruments, il est mis en lumière sobrement.

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Pic by Guillaume

On va véritablement atteindre le génie quand Asaf se transforme en homme orchestre et s’amuse avec ses pédales, ses loops et autres jouets musicaux (guimbarde, colliers rythmiques, …) tout en glissant un souffle d’harmonica. On voyage, on plane (beaucoup!) durant ce show: du rythme oriental (« Bang bang ») à la country et du blues au gospel (« Her lies ») tout cela avec un soupçon de folie !
Asaf revisite ses anciens morceaux et nous happe émotionnellement : « Cyclamen », « Different pulses », « Gold shadow », …

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Pics by Guillaume

Il en profite pour dévoiler quelques nouvelles chansons, dont « Pushing », une chanson presque Bondienne … une véritable claque – un futur tube ! Quand on ferme les yeux, on a parfois l’impression d’entendre la musique du film Deliverance (lors d’un solo de guitare) ou plus tard dans un « theme » venant d’un western spaghetti.

Tout est parfaitement maîtrisé même les intermèdes saupoudrés avec humour: sa jeunesse passée en Jamaïque (sa passion pour Bob Marley), la soupirante évocation de Trump, en passant par le journaliste l’ayant affublé de chanteur à la voix d’un chat blessé (il faut se méfier de ce qu’on dit, il se google de temps en temps) … le tout en savourant un bon whisky (qui terminera dans les mains d’une chanceuse spectatrice).
Lors du rappel (selon lui une tradition un peu bizarre), il s’essaye même à une version française de la chanson « Conspiratory Visions of Gomorrah » ! Définitivement Asaf est un homme aussi sympathique qu’hyper talentueux.

Le temps s’est figé tout au long de ce spectacle prodigieux. On quitte la salle avec plein d’étoiles dans les yeux, presque humides. Hier soir, le paradis se trouvait au Théâtre National !

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