Metallica: here comes the past

Dans la liste des grands retours prévus cette année, Metallica fait clairement partie des grandes figures de proue annoncées. Huit ans après un « Death magnetic » en demi-teinte et six ans après un « Lulu » (enregistré avec le regretté Lou Reed) qu’on préfère oublier, le groupe est de retour avec « Hardwired… to self destruct ». Chronique !

Il aura donc fallu attendre près de dix ans avant que James Hetfield et sa bande ne se décident à rentrer en studio et Dieu sait que ce fut long, d’autant plus que les attentes étaient placées très hautes après le faible succès du précédent album. Mais lorsque les métalleux ont sorti le premier single de ce nouvel opus, « Hardwired », une chose a directement frappé les fans de la première heure : le groupe en revenait aux sources avec un métal bien lourd comme à ses débuts. La batterie de Lars Ulrich toute en rapidité, les notes furieuses de Kirk Hammet, la basse bien posée de Robert Trujillo et surtout, la voix et la rythmique de James Hetfield remplies de rage donnent un résultat plus que satisfaisant tout en surprenant par ce choix de ligne de conduite qui risquait d’en ravir plus d’un !

C’est à peu près l’idée générale qui ressort de ce nouveau-né divisé en deux disques : un retour au gros son comme aux premières heures de la formation avec des titres comme « Atlas, rise ! » qui ne sont pas sans rappeler d’autres plus anciens comme « Battery » ou « Murder one » en hommage au grand Lemmy Kilmister malheureusement décédé il y a près d’un an et dont les sonorités ne sont pas si loin de celles de « Fade to black » ou du premier solo de « Master of puppets ». Les influences du passé sont donc multiples dans cet album, comme si les quatre musiciens avaient envie de marquer le coup en rappelant leurs racines et en prouvant ainsi qu’ils en ont encore sous le pied pour le futur. A noter que la moyenne de durée de chaque chanson est de 6min24!

La chose qui marque peut-être le plus sur ce disque, c’est la qualité avec laquelle les solos de Hammet sont exécutés et la précision de la voix d’Hetfield, toujours au top après plus de trente ans de bons et loyaux services derrière son micro. Le bémol à souligner par contre, c’est peut-être le manque d’originalité dans les compositions en général car il y a parfois ce sentiment d’avoir entendu plusieurs fois le même son, le même riff, reproche qui a déjà pu être fait précédemment aux Américains. Toutefois, cela n’entache pas la qualité de l’album.

Même si Metallica ne sort pas un album digne du « Black album », « Hardwired… to self destruct » n’en reste donc pas moins un opus intéressant tant au niveau du fond que de la forme. Il y a de nouveau cette rage qui a pu manquer auparavant et cette envie de donner un album typiquement métal aux fans et le tout est un succès car on se prend au jeu du clin d’œil en cherchant les petites influences des anciens albums et à être nostalgique d’une époque qui n’est, finalement, pas si révolue que ça…

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