Ghost’s Spirit in Brussels

Ce lundi soir, l’Eglise convoquait Papa Emeritus et ses Nameless Ghouls à l’Ancienne Belgique pour le concert de Ghost ! Retour sur cette soirée étrange et puissante à la fois.

Après une première partie instrumentale, force est de l’admettre, assez soporifique, la communion commençait avant-même que le groupe n’ait foulé les planches avec les techniciens saluant le public et les instruments en quittant la scène et lorsqu’à 20h45 a commencé à retentir « Masked Ball » du célèbre film « Eyes wide shut », l’ambiance clergé/secte s’est installée. Premier titre : « Square hammer » et d’entrée de jeu, les Nameless Ghouls envoient du lourd et le public hurle de plus belle lorsque Papa Emeritus apparaît dans un nuage de fumée coiffé de sa toge et vêtu de sa longue robe noire et mauve.

Pic by El’bugs / Scènes Belges

Pendant plus de 90 minutes, les tubes se succèdent avec, entre autres, « From the pinnacle to the pit », le sublime « He is », le diabolique « Year zero » ou encore le fédérateur « Monstrance clock» en guise de final. Malgré la polémique qui règne autour du chanteur de la formation suédoise, l’ambiance en son sein semble excellente (le line-up a été modifié durant l’été dernier) et les nouveaux musiciens arrivent à dégager de la bonne humeur et un charisme incroyable sans montrer leur visage une seule seconde en se défoulant, sautant, bravant les fumigènes… pendant que ce bon vieux pape fait applaudir ses goules. Dans le public, on retrouve toutes sortes de personnes de tous les âges, même des petits bouts qui semblent attendrir les cœurs diaboliques sur scène qui leur font souvent des petits signes et leur lancent leurs médiators. N’oublions pas que Satan aurait été un ange…

Ce qui reste peut-être le plus impressionnant avec Ghost, c’est l’ambiance créée autour du concept car on a finalement face à nous une véritable institution cléricale/sataniste/blasphématoire avec un pape, un vitrail à l’image de Satan, la diffusion d’encens, la communion par des bonnes sœurs avec l’hostie et le vin pour le premier rang… On en vient donc rapidement à se demander si le groupe est dans un délire total ou si l’ego-trip de Papa est poussé à son paroxysme mais en poussant à la réflexion, ils brouillent l’esprit de leur audience et finalement, c’est peut-être la meilleure façon de s’incruster dans les esprits, ce qui est diablement intelligent.

Pic by Antoine Champion

 

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