Foo Fighters: light and heavy

Nul besoin de se mentir, chaque nouvelle sortie des Foo Fighters est un événement en soi. Après un « Sonic highways » somme toute assez banal et en-deçà des espérances, Dave Grohl et sa bande étaient donc attendus au tournant. Que vaut donc « Concrete and gold », neuvième album studio du groupe ? Chronique !

En guise d’échauffement, le groupe avait sorti en juin dernier l’excellent « Run » avec son clip complètement barré (ce qui est un peu la marque de fabrique du band) offrant ainsi un premier titre puissant aux allures heavy qui annonçait un retour aux grosses guitares. Mais le Dave est un malin car, durant la tournée estivale (et leur passage au festival Rock Werchter), il s’est amusé à dévoiler une bonne partie de la tracklist sur scène. Au programme, notamment « La dee da » et son refrain furieux en duo avec Alison Mosshart, chanteuse du groupe The Kills. Parlons-en des guests ! Il n’y a pas à dire, la formation américaine n’a pas lésiné sur les invités pour ce nouvel opus avec des artistes aussi inattendus qu’incroyables ; on retrouve notamment Justin Timberlake en choriste sur « Make it right », Inara George sur « Dirty water » mais aussi Sir Paul McCartney à la batterie (oui oui, vous avez bien lu) sur « Sunday Rain », morceau chanté par le batteur Taylor Hawkins. Les Foo Fighters ont clairement sorti l’artillerie lourde ! On pourrait aussi parler de l’intro avec « T-shirt », titre d’un peu plus d’une minute qui en fera sursauter plus d’un au sens propre du terme, ou encore de l’excellent « Arrows » mais il s’agit ici plutôt d’un tout ; il y a dans « Concrete and gold » une palette de genres qui vont du surf rock de « Sunday rain » au rock bien gras de « La dee da », en passant par le plus accessible et entêtant « The line », dernier single en date. Aux manettes, Greg Kurstin, producteur notamment d’Adele et Sia (et même Britney Spears), rien à voir donc avec le monde des Foo Fighters, et pourtant !

Les compositions sont puissantes, parfois agressives mais intelligentes voire complexes par moments mais l’ensemble sonne « Foo Fighters » et c’est évidemment ce que tout fan était en droit d’attendre de cet album qui marque un retour au sommet de Dave Grohl, Pat Smear, Chris Shiflett, Nate Mendel et Taylor Hawkins. Le chanteur, toujours aussi cool, ne perd rien de sa superbe avec cette voix parfois posée et parfois hurlante comme il sait si bien le faire tandis que, derrière, les musiciens assurent une véritable performance musicale.

En conclusion, les Foo Fighters sortent ici un de leurs meilleurs albums avec « Concrete and gold » ! Variant les styles, ils s’attaquent à un public plus large et varié et démontrent qu’ils sont capables d’aller dans plusieurs directions sans s’éloigner de ce qui leur ressemble et c’est ce qui fait la beauté et la marque de fabrique de ce groupe : la générosité.

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