Liam Gallagher: you better listen

L’enfant terrible du rock, c’est en ces quelques mots que l’on pourrait qualifier Liam Gallagher. Près de dix ans après Oasis et trois ans après Beady Eye, le voici qui se lance dans son premier album solo avec « As you were ». Chronique !

Huit ans, c’est donc le temps qu’il aura fallu attendre avant que Liam ne sorte son tout premier album en solitaire après l’aventure Beady Eye un peu faiblarde. Certains le croyaient enterré mais, lorsqu’il a sorti « Wall of glass » en guise de premier single, force était de constater que le Mancunien avait le chic pour faire taire les idiots avec ce titre puissant, un peu back to the roots. Et depuis le mois de mai, le chanteur n’a pas cessé de faire grimper l’attente en égrainant plusieurs titres tous aussi rocks et « oasisiens » les uns que les autres à l’image, notamment, de « For what it’s worth » qui n’est pas sans rappeler l’âge d’or de la formation fraternelle.

En écoutant cet album, on a clairement l’impression de revenir à la britpop des 90’s-2000’s (« Bold » fait clairement écho à « Let there be love ») et on ne peut s’empêcher de plonger dans un coma nostalgique. Alors que les 74ème  rumeurs de reformation d’Oasis sont d’actualité, le cadet des deux frères frappe un grand coup car il est le premier à réellement proposer un projet qui se rapproche le plus de ce passé que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître tout en prenant soin de ne pas s’enliser dans un album hommage. Là où Gallagher fait aussi preuve de réussite, c’est dans la capacité qu’il a à créer des compositions une fois furieuses et une fois posées ; on passe ainsi de l’excellent « You better run » au très beau « Chinatown » ou de « I get by » à « When I’m in need ». Derrière cette gueule et ce rock pur et dur, la textuelle dévoile une certaine vulnérabilité chez Liam qui comble donc ce mal-être par une musique brute et sans fioriture.

On était en droit d’en attendre beaucoup de la part de Liam Gallagher avec « As you were » et on ne peut que saluer la performance ! Véritable hymne au passé et ode au présent, ce premier album solo séduit et marque un nouveau chapitre dans la vie musicale anglaise qui, une fois encore, peut être fière d’une reconversion réussie haut la main.

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