Johnny Hallyday: quelque chose de l’au-delà

Après tout le boucan médiatique fait autour de cet album, Johnny revient pour un dernier tour de chant avec « Mon pays, c’est l’amour ». Chronique !

S’attaquer à un album de Johnny Hallyday, c’est s’attaquer à un mythe, à quelque chose d’énorme. Voilà qu’il s’agit ici d’un album posthume, la tâche est encore plus rude. Sortir des chansons après la disparition d’un artiste est souvent chose délicate ; travail bâclé, chansons non validées, argent pour les héritiers (quand il y en a)… Toutefois, force est de constater que sur ce 51ème album, toute l’âme du tôlier est présente ! En onze pistes, Johnny prouve une dernière fois qu’il avait toujours du coffre. Si on prend « Made in rock’n’roll » ou encore « Back in LA », nul doute que l’homme était encore décidé à donner le meilleur de lui-même.

Malgré une courte durée (37 minutes seulement), cet ultime opus sonne finalement comme le testament où tout est légué à un public fidèle du début à la fin. Celui qu’on appelait l’idole des jeunes livre un panorama des influences qui ont bercé son immense carrière mais est aussi truffé de clins d’œil à ses titres et à sa vie. Ainsi, « J’en parlerai au diable » qui ouvre cet album donne le ton. « 4m² » ne peut pas nous empêcher de penser à ce bijou blues que fut « Les portes du pénitencier » là où « L’Amérique de William » nous ramène à « Quelque chose de Tennessee ». Mais là où la mort n’est jamais bien loin, c’est dans « Interlude », piste orchestrale sonnant comme un requiem, celui d’un Artiste qui a bouleversé bien des personnes il y a pratiquement un an. L’album se clôture sur le déchirant « Je ne suis qu’un homme ». La boucle est bouclée.

A la réalisation, on retrouve Maxim Nucci (Yodelice). Véritable machine de guerre, le chanteur/musicien a produit un travail titanesque pour donner ce disque et on ne peut que le souligner. Le travail de Yarol Poupaud est également déroutant de réussite tant tout est juste et honnête musicalement. Les musiciens, les arrangements, tous ces éléments font de « Mon pays, c’est l’amour » une réussite et un ultime chapitre réussi.

Doit-on forcément trouver une conclusion à cet album alors que Johnny Hallyday a lui-même offert une fin douloureuse à la musique en décembre 2017 ? On pourrait peut-être finir en vous disant que, fan ou pas, ces onze chansons sont finalement arrivées pour montrer au monde ce qu’avait proposé l’artiste pendant plusieurs décennies. Un best-of sans en être un.

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