Imagine Dragons : retour aux sources

Origins, le nouvel et quatrième album du groupe Imagine Dragons, annonçait un album grandiose, en promettant quelques semaines plus tôt un retour sur un son plus proche de leur album sorti en 2015, Smoke+Mirrors. Le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs promesses ont bien été tenues. Chronique ! 

Leur dernier album sorti en 2017, Evolve, faisait témoignage d’une volonté d’évoluer, de changer de style, d’essayer de nouvelles choses. Cette motivation leur avait valu un succès international, grâce à des singles tels que Believer, Whatever It Takes ou encore Thunder

L’album, ouvert par Natural déjà sorti en juillet passé, offre une multitude de styles et une quinzaine de chansons qui pourraient être séparées en plusieurs catégories.

Commençons par les chansons d’amour qui reviennent assez souvent. Une particularité : même si elles parlent toutes d’amour, elles offrent chacune une approche différente du sujet.  On peut  parler de Only, avec des sons très electro notamment dans le refrain, sorte d’expérimentation avec un son différent, qui est au final une chanson d’amour à la Imagine Dragons, comme on les aime. D’autres titres se retrouvent aussi dans cette catégorie, comme Boomerang, Stuck et Cool Out. Au final, deux pistes ressortent du lot : Bad Liar et Love. Cette dernière explore notre société actuelle et ne parle pas de l’amour « romantique », mais de l’amour fraternel entre tous les peuples, un sujet que le chanteur, Dan Reynolds, défend beaucoup.

Bad Liar, co-écrite par Aja Volkman (la femme du chanteur), est une chanson très particulière car elle a été écrite lorsqu’ils ont décidé de se séparer, comme l’expliquait Dan Reynolds dans une interview très récente. Elle explore donc l’amour, mais aussi le mariage et sa signification, le fait de vouloir continuer la relation malgré tout. C’est une chanson assez émouvante, quand on connaît l’histoire derrière son écriture.

Un autre thème commun à tous leurs albums : les maladies mentales et la dépression. Dan en souffrant lui-même, il en parle énormément dans ses chansons. On peut donc retrouver des chansons telles que Birds, une petite douceur qui encourage à persévérer, de continuer à « s’envoler » malgré tout. Burn Out aussi rappelle ce sujet et offre une once d’espoir, qui amène la personne souffrante à s’accrocher et ne pas l’abandonner, de continuer à se battre.

On peut aussi créer une catégorie qu’on appellerait Night Visions, car il s’y trouve des chansons aux tonalités tout droit sorties de leur premier album sorti en 2012.  S’y trouve donc la chanson Zero, utilisée pour le film Ralph 2.0 mais aussi pour la promotion de l’album. Une chanson particulièrement entraînante au niveau du rythme, mais qui relate aussi le sentiment d’être isolé des autres et de vivre avec une dépression au quotidien. Real Life nous offre aussi un retour en arrière, qui plaira vraiment aux fans de la première heure qui ont adoré cet album.

Enfin, la toute dernière catégorie que l’on pourrait explorer est celle des « nouveautés ». Car oui, non seulement ils ont bien tenu leurs promesses de faire plaisir aux fans, mais ils se sont quand même amusés avec plusieurs chansons assez inattendues. On pourrait notamment citer Only, ce qui a déjà été fait plus haut. Bullet In A Gun a un son très rock, très « claquant » qui rappelle énormément des chansons de Smoke+Mirrors comme Friction, par exemple. Sur ce titre, on peut aussi entendre la voix de Dan Reynolds qui « crie », ce qui n’était jamais arrivé. Avec un style un peu indie, on peut parler de West Coast, qui est un tout nouveau style pour eux et qui est un essai très réussi.

On ne peut pas passer à côté de Digital, une chanson qui ne rentre pas vraiment dans les catégories citées plus haut, dû à son thème. Cette chanson est une petite pépite qui est un excellent mélange de tous les styles que le groupe a déjà pu essayer. Avec des sous-entendus anarchistes, Dan chante « On ne veut pas changer, on veut tout changer », ce qui promet de rendre très bien en live. Machine se retrouve dans cette catégorie aussi, avec un son très Smoke+Mirrors, encore une fois.

Au final, ce qu’on retient de cet album, c’est que c’est le mix parfait de tous les styles et univers qu’ils ont explorés précédemment. Leur challenge de revenir au style de « l’époque » a été relevé, mais ce n’est pas juste un retour en arrière car au final, ils ont créé quelque chose de nouveau en explorant et mixant les différentes caractéristiques de chaque album. On peut notamment noter ce son fort rock, claquant, dans certaines chansons, provenant tout droit de Smoke+Mirrors ; mais aussi des sons plus électroniques comme pour l’album Evolve. C’est donc un opus où tout le monde pourra se reconnaître que cela soit des fans de la première heure, mais aussi pour les fans plus récents et qui promet quelques singles que l’on entendra souvent à la radio.

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